Alberto Calvo, directeur des transports terrestres chez Indra. Indra développe la prochaine génération de billetterie pour le métro parisien.

– Quelles sont les caractéristiques de ces cartes à puce ?

Ses principales caractéristiques résident dans son « intelligence », c'est-à-dire dans l'intégration d'un microprocesseur permettant le stockage et le traitement des informations directement sur la carte. Ce microprocesseur peut enregistrer le solde des titres de transport pour le métro, mais aussi, par exemple, des points de fidélité, ou encore de l'argent sous forme de portefeuille électronique. Ceci ouvre de nouvelles perspectives d'interaction entre la société de transport et ses clients et, par conséquent, offre de nombreuses opportunités marketing.

– Qu’est-ce que cela offre de plus que les systèmes de billetterie traditionnels ?

Ces cartes, utilisées pour la billetterie, offrent rapidité, fiabilité, protection contre la fraude, facilité d'utilisation et durabilité.

– En quoi la technologie d'Indra diffère-t-elle des autres technologies existantes sur le marché pour ce produit ?

De manière générale, Indra développe et propose des solutions de billetterie complètes : systèmes d’émission, d’annulation et de facturation des billets, ainsi que de traitement des paiements. La technologie d’Indra est conforme à la norme internationale ISO 14443 A/B pour ce type de systèmes. Ce qui distingue Indra, c’est sa capacité à intégrer des systèmes, à concevoir et à réaliser des projets sur mesure pour chaque client.

– S’agit-il d’un développement spécifique pour le métro parisien, ou Indra exploite-t-il déjà ce système sur d’autres réseaux ferroviaires ?

Indra est présente dans le secteur de la billetterie depuis de nombreuses années et occupe actuellement une position de leader dans le domaine des systèmes de cartes à puce. Cependant, ce projet pour le métro parisien constitue un développement sur mesure pour notre client. Parmi les références d'Indra en matière de systèmes de billetterie sans contact, on peut citer des projets réalisés pour la compagnie de bus urbains et interurbains EMTSAM à Malaga, le métro de Lisbonne, le métro de Shanghai et le métro de Santiago au Chili, entre autres.

– Quelles sont les échéances du projet, en termes de dates ?

Le projet comprend une phase de conception, de prototypage, de test et d'installation pour 40 unités de préproduction, qui s'étalera sur onze mois. Une fois que ces unités auront atteint le niveau de fiabilité contractuel, nous en fournirons jusqu'à 1 200, à raison de 200 par mois.


– Combien de personnes travaillent actuellement sur ce projet ?

L'équipe projet est multidisciplinaire et comprend des ingénieurs logiciels, des ingénieurs matériels, des ingénieurs mécaniques, des ingénieurs de production et des ingénieurs fiabilité, ainsi que des gestionnaires et des coordinateurs. Au total, 10 personnes travaillent sur ce projet.

– Quel a été l’investissement d’Indra dans ce projet ?

L'investissement dans ce projet peut être estimé à environ un million d'euros.

– Existe-t-il des projets pour ce type de titre de transport en Espagne ?

Les principales villes espagnoles sont en train de définir leurs systèmes de paiement par carte à puce pour les transports publics. Madrid, Barcelone, Bilbao et Valence devraient les mettre en œuvre prochainement. À ce jour, Indra a déployé le système EMTSAM à Malaga, qui fonctionne avec succès depuis plusieurs années, ainsi que le projet Siroco pour le réseau de transport en commun de Barcelone (ATM).

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