Ana Larrañaga, directrice de FITUR 2004 : « L’avenir du tourisme sera entre les mains de ceux qui feront preuve de la plus grande flexibilité. »

– Quel est votre bilan des 24 années d'existence de FITUR ?
C'est extrêmement satisfaisant. Un simple coup d'œil aux événements des trois dernières années confirme que Fitur a été l'une des meilleures vitrines de la vitalité du secteur. Cette édition a une fois de plus démontré la progression constante de l'événement. Le simple fait que Fitur occupe l'intégralité du parc des expositions IFEMA et ses dix pavillons, avec une participation sans précédent, représente déjà un défi de taille pour les éditions futures.
– Que représente Fitur pour le secteur ?
Pour le secteur du tourisme, Fitur représente une plateforme très rentable et efficace pour la commercialisation et la promotion des produits et services. Il est important de rappeler qu'elle propose également un large éventail de conférences et de réunions professionnelles de toutes sortes, où tous les acteurs du secteur échangent des idées, analysent les enjeux majeurs et définissent les projets d'avenir.
– Comment définiriez-vous la situation actuelle du secteur ? Quel avenir entrevoyez-vous pour lui ?
Le secteur du tourisme connaît de profondes mutations, notamment des fusions, une diversification des produits et services, de nouvelles méthodes de marketing et une évolution des habitudes de consommation. Ces changements exigent une plus grande capacité d'adaptation. L'avenir appartiendra à ceux qui feront preuve de la plus grande flexibilité.
En ce qui concerne l'Espagne, je crois que l'administration et les entreprises ont bien réagi aux nouvelles orientations du secteur, en relevant avec effort les nouveaux défis qui se présentent à l'avenir.
– Comment évaluez-vous la situation du tourisme d'affaires ?
Ce secteur connaît une croissance mondiale, et particulièrement en Espagne. Je tiens à rappeler que, selon l'Association internationale des congrès et conventions (ICCA), l'Espagne est la deuxième destination mondiale pour le tourisme d'affaires, juste derrière les États-Unis. En 2002, les voyages de motivation ont représenté à eux seuls environ 3.000 milliards d'euros de dépenses directes. Cette position a été atteinte grâce à d'importants efforts de promotion de ce type de tourisme, qui bénéficie de nombreuses perspectives de développement dans notre pays.
En effet, les congressistes, qui, rappelons-le, disposent d'un pouvoir d'achat élevé, recherchent des prestations complémentaires. Le secteur touristique espagnol, outre une infrastructure excellente et bien entretenue pour accueillir ces visiteurs, bénéficie d'un patrimoine monumental, naturel et gastronomique exceptionnel, entre autres atouts. Sans aucun doute, la meilleure vitrine de l'offre touristique espagnole réside dans les 21,6 % de congressistes internationaux qui deviennent ensuite des ambassadeurs de l'excellence touristique espagnole dans leurs pays respectifs.
– Existe-t-il une collaboration entre l’administration et les entreprises ?
La collaboration est véritablement très étroite. Le gouvernement définit un plan de travail qui intègre les contributions du secteur privé. Cette relation se doit d'être flexible, car les deux acteurs font partie de l'industrie touristique et œuvrent à un objectif commun. Je tiens également à souligner le soutien constant du gouvernement à Fitur, notamment par sa présence au sein du comité d'organisation et sa participation active aux différentes sections.

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