Par l'intermédiaire de sa filiale Lake Acquisition
Le groupe public français EDF a informé la Bourse de Londres que le conseil d'administration de British Energy (BE) a accepté son offre de rachat de 12.500 milliards de livres (environ 15.700 milliards d'euros).
Par l'intermédiaire de sa filiale Lake Acquisition, EDF propose 774 pence par action du groupe énergétique britannique, le plus important du secteur nucléaire au Royaume-Uni, soit neuf pence de plus que l'offre faite en juillet, qui avait été rejetée à l'époque comme insuffisante.
M&G, qui fait partie de la division assurance de Prudential, et Invesco Perpetual, le plus grand actionnaire de BE après l'État, avaient précédemment rejeté une offre d'EDF de 765 pence par action, la jugeant insuffisante pour évaluer l'entreprise.
Le prix de l'offre annoncée aujourd'hui représente une prime de 6,9 % par rapport au cours de clôture des actions BE hier et de 35,4 % par rapport au 14 mars, dernière séance de bourse avant que la société britannique n'annonce être en pourparlers pouvant aboutir à une offre publique d'achat.
Les deux parties prévoient que la transaction, qui est subordonnée à l'acquisition par EDF d'au moins 75 % de BE, sera finalisée au cours du dernier trimestre de l'année ou début 2009.
Le gouvernement, qui contrôle 36 % du capital de BE, a soutenu dès le départ un accord avec EDF en raison de son expérience dans le secteur nucléaire.
EDF s'est ainsi assurée que le gouvernement ne soumettrait pas l'opération d'acquisition à l'autorité britannique de la concurrence.
Dans le même temps, EDF a annoncé aujourd'hui être en négociations avec Centrica, également britannique, pour que cette dernière acquière une participation de 25 % dans Lake Acquisition au même prix que son offre pour BE.
British Energy, le plus grand producteur d'électricité du Royaume-Uni et propriétaire de huit centrales nucléaires, est devenue une entreprise attrayante pour les grands groupes énergétiques en raison du rôle qu'elle jouera dans le développement de la prochaine génération de centrales électriques dans le pays.
Le président de BE, Adrian Montague, a déclaré dans un communiqué que cet accord permettra à l'entreprise de poursuivre le développement de la prochaine génération d'énergie nucléaire dans le pays et améliorera sa situation financière.
Pour sa part, le PDG d'ED, Pierre Gadonneix, a déclaré que les deux entreprises se complétaient parfaitement.
Suite à cette annonce, l'autorité britannique de régulation de l'énergie nucléaire a annoncé un accord avec EDF, sous réserve de la finalisation de l'acquisition, pour la vente de plusieurs parcelles de terrain destinées à la construction de nouvelles centrales électriques.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a souligné l'importance de l'énergie nucléaire pour le pays et a indiqué que le gouvernement était déterminé à vendre sa participation de 36 %.
Pour sa part, le ministre des Entreprises, John Hutton, a indiqué qu'EDF prévoyait de construire quatre nouveaux réacteurs au Royaume-Uni, qui auront une capacité de production de 6,4 gigawatts.





