Coface présente son guide des risques pays 2006

« Les entreprises espagnoles devraient privilégier leurs investissements sur les marchés asiatiques. »


Les entreprises espagnoles doivent modifier leur stratégie de développement et d'internationalisation pour pénétrer au plus vite les marchés asiatiques, principalement la Chine et l'Inde, qui sont les deux pays présentant les meilleures perspectives, selon l'assureur de risques de crédit Coface, qui a présenté son Guide des risques pays 2006.
Xavier Denecker, directeur de Coface Ibérica, et Sylvia Greisman, directrice internationale de Country Risk, ont souligné que la résurgence croissante du populisme dans certains pays d'Amérique latine a réduit les perspectives de croissance dans cette région et suscité des inquiétudes, faisant de l'entrée sur le marché asiatique une priorité. À ce sujet, M. Denecker a déclaré : « L'Espagne a déjà pris du retard sur les marchés chinois et indiens, et si cela se poursuit, y pénétrer ultérieurement sera beaucoup plus difficile car le marché aura été occupé par des Allemands, des Français ou des Italiens, comme ce fut le cas en Europe de l'Est. »
Par ailleurs, Denecker a souligné que la croissance économique projetée de 1,7 % pour l'Allemagne contribuera à stimuler les exportations espagnoles cette année.
Situation internationale
L'indice de risque pays global s'améliore (-1,8 %) grâce à la modification des notations de certains pays en Europe (Pays-Bas et Bulgarie, A1 et A4 respectivement) et en Amérique latine (Mexique en A3).
Selon Coface, les prochains mois seront marqués par un ralentissement modéré aux États-Unis, une certaine reprise en Europe et une croissance dynamique en Asie et dans les pays exportateurs de pétrole.
Cependant, les tensions géopolitiques et les déséquilibres macroéconomiques constituent un risque pour la croissance. Plus précisément, la situation en Iran et au Moyen-Orient retarde une éventuelle stabilisation des prix du pétrole, ce qui contribue à l'aggravation du déficit commercial de nombreux pays, selon Alain Paupert, directeur des risques à court terme chez Coface.
Les politiques monétaires resteront restrictives (les hausses de taux d'intérêt des banques centrales se poursuivent aux États-Unis et en Europe, et sont sur le point de débuter au Japon) ; l'influence du patrimoine immobilier diminuera. Par ailleurs, le risque d'un retour de l'inflation inquiète les États-Unis, et les importants déséquilibres de la balance des paiements américaine entraînent un affaiblissement du dollar, ce qui a un impact négatif sur l'euro.
Concernant la situation en Asie, Alain Paupert a noté que « la Chine et le Japon sont devenus les banquiers des États-Unis dans un climat de rivalité accrue et qu'il est nécessaire que le gouvernement chinois résolve pacifiquement son conflit avec Taïwan ».
En conclusion, Paupert a déclaré que « la mondialisation entraîne une intensification de la concurrence et conduit à une réduction des marges des entreprises ».

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