La société française d'assurance-crédit (COFACE) a relevé la notation de quatre pays où elle estime que le risque de défaut de paiement de ses entreprises a diminué : l'Allemagne, l'Algérie, l'Argentine et la Roumanie.
COFACE, qui a présenté le 24 son rapport annuel décrivant les perspectives de risques spécifiques à chaque pays pour les exportateurs, a abaissé la notation de l'Italie, notamment en raison des menaces qui pèsent sur les entreprises italiennes axées sur les exportations dans certains secteurs très concurrentiels.
L'Allemagne passe de A2 à A1 (la meilleure note pour un pays) car « les restructurations commencent à porter leurs fruits », et la même amélioration est accordée au Japon, après plusieurs années de stagnation économique.
Les experts de l'agence française d'assurance-exportation relèvent la notation de la Roumanie et de l'Algérie de B à A4.
Le premier de ces pays bénéficie d'un flux soutenu d'investissements et de gains de productivité, tandis que l'Algérie profite non seulement de l'attrait des prix du pétrole, mais aussi d'une plus grande stabilité politique.
Dans le cas de l'Argentine, la note passe de D à C, ce qui est lié au rétablissement de la solvabilité des entreprises, principalement grâce à la vigueur des exportations due à la faiblesse du peso par rapport aux autres devises.
Pour l'Italie, COFACE a choisi d'attribuer la note A3 aux entreprises fortement dépendantes des exportations telles que les vêtements, les articles en cuir, les chaussures ou les appareils électroménagers, et la note A2 aux entreprises axées sur le marché intérieur.
L'agence française, spécialisée dans les prêts aux exportateurs, multiplie les mises en garde concernant plusieurs secteurs d'activité qu'elle juge susceptibles d'être fragilisés par le contexte de matières premières onéreuses et d'une concurrence accrue.
Le président de la COFACE, François David, a déclaré que d'une part « les risques majeurs liés au prix du pétrole et au niveau du dollar ou au terrorisme persistent », mais que d'autres apparaissent parce que « les marges des entreprises se révèlent plus fragiles qu'en 2005 et même qu'en 2004 ».
Plus précisément, le transport aérien obtient la note médiocre de C-, tout comme le secteur textile, et les industries automobile, chimique et pharmaceutique subissent également un déclin.
Quoi qu’il en soit, François David a déclaré que « 2006 sera une année de demande et de production soutenues à l’échelle mondiale ».





