Pour la première fois depuis plusieurs années, le secteur de la construction a perdu sa place de secteur le plus dynamique de l'économie espagnole. Selon les données du rapport sectoriel des chambres de commerce, le secteur de la santé a pris le relais, enregistrant la plus forte croissance de la production en 2005.
Plus précisément, le secteur de la santé de détail connaîtra une croissance de 5 %, et le secteur non commercial, c'est-à-dire le secteur public, de 4,9 %. Parallèlement, le secteur de la construction continuera de ralentir progressivement. Ainsi, sur la période 2004-2005, la croissance de ce secteur s'établira à 3,7 %, soit quatre dixièmes de point de pourcentage de moins qu'en 2003. La construction résidentielle maintiendra une tendance positive, bien qu'elle perde progressivement de son élan, laissant place à une revitalisation des projets de génie civil.
La fabrication de matériel et d'accessoires électriques, les services aux entreprises, la production d'électricité, d'eau et de gaz, ainsi que les communications, figurent parmi les secteurs qui devraient connaître une croissance significative de leur production au cours de la période considérée. En revanche, seuls les secteurs du tabac, du charbon, du pétrole, de la chaussure, du textile, des machines de bureau et de l'informatique devraient enregistrer un recul de leur production en 2005.
Chaussures et textiles : plus d’importations et moins de production
Dans le secteur de la chaussure et du textile, il est important de noter que, malgré une baisse de la production, les importations de produits connexes augmentent sensiblement, les plaçant respectivement aux deuxième et troisième rangs du classement des importations de 2005. L'emploi est également en recul dans ces deux branches, notamment dans l'industrie textile, qui devrait connaître une baisse d'environ 4 %.
Concernant les secteurs du tourisme et des transports, le rapport prévoit une légère amélioration pour 2005. Plus précisément, la production dans l'hôtellerie-restauration devrait passer de 2,7 % en 2003 à 3,7 % l'année prochaine. Dans le transport maritime et aérien, l'un des secteurs les plus touchés par la hausse des prix du pétrole, une croissance de 3,4 % est anticipée. Quant à l'emploi, le secteur de l'hôtellerie-restauration devrait enregistrer une hausse de 3,3 % et celui du transport maritime et aérien, de 3 %.
L'emploi augmentera de 2,7 %.
La création d'emplois durant cette période sera légèrement plus soutenue qu'en 2003, dépassant le taux de croissance de 2,5 %. Le secteur de l'énergie connaîtra un ralentissement de sa croissance, tandis que la construction et les services non commerciaux afficheront une décélération. À l'inverse, les services commerciaux maintiendront une forte croissance. Le secteur industriel enregistrera la reprise d'emplois la plus significative après deux années de ralentissement. Par secteur d'activité, les produits en caoutchouc et en plastique (6,6 %), la santé (5,2 %) et l'électricité, le gaz et l'eau (4,9 %) se distinguent par leurs taux de création d'emplois élevés. Les résultats les plus défavorables sont observés dans le charbon (-8,6 %), les produits du tabac (-3,9 %) et le textile (-3,8 %).
Du côté des exportations, l'industrie et les services privés affichent un dynamisme accru. Seul le secteur de l'énergie enregistrera un recul. Par secteur, les plus fortes hausses concernent la viande et les conserves (10,1 %), suivies des véhicules et automobiles (8,5 %) et des services aux entreprises (8,3 %). À l'inverse, parmi les secteurs qui connaîtront une baisse de leurs exportations figurent le pétrole, le gaz naturel et les produits pétroliers (-5,9 %), le charbon (-3,2 %) et les machines de bureau et les ordinateurs (-2,6 %).
Concernant les importations, tous les secteurs affichent une croissance. Par industrie, les véhicules automobiles et les moteurs (12,9 %), le cuir et les chaussures (12,3 %) et le textile (11,7 %) devraient enregistrer les meilleures performances.

