Le dynamisme de la demande intérieure soutient l'activité dans un contexte d'inflation maîtrisée. Cependant, le maintien de cette croissance reste conditionné par l'accélération des réformes, notamment celles visant à réduire le déficit public, qui demeure le principal point faible de l'économie, et à améliorer l'environnement juridique et administratif des entreprises.
Le pays est confronté à un besoin croissant de financement extérieur en raison de l'aggravation du déficit de la balance des paiements courants et de l'augmentation des remboursements de la dette. De plus, il subit un repli des investissements directs étrangers suite à l'arrêt des privatisations.
Toutefois, le rapatriement d'actifs par les banques et les prêts gouvernementaux à l'étranger, qui continuent de bénéficier d'un accès favorable aux marchés des capitaux, permettent actuellement de satisfaire les besoins de financement sans difficultés majeures.
Sur le plan politique, la coalition au pouvoir souffre de fortes divisions internes et doit faire face à la montée significative des partis nationalistes dans un contexte de chômage élevé et de faible niveau de vie pour la population.
conditions d'accès au marché
Les importations (en forte hausse) sont généralement exemptées d'autorisation préalable, à l'exception des produits réglementés par des accords internationaux (armes, or, œuvres d'art, etc.) ou requis par la réglementation sanitaire (produits alimentaires, bétail, etc.). Le gouvernement réduit progressivement les droits de douane depuis l'adhésion de la Croatie à l'OMC. L'accord de stabilisation et d'association signé avec l'Union européenne, en vigueur depuis le 1er janvier 2002, prévoit la suppression totale des droits de douane pour la grande majorité des produits. Le pays a signé des accords de libre-échange avec la plupart de ses partenaires commerciaux et est en cours d'adhésion à l'ACELE.
Dans le cadre de ces différents accords, la Croatie a accepté d'établir des quotas d'importation pour certains produits (bœuf, porc, blé, sucre et produits chocolatés), qui bénéficieront, dans les limites des quantités fixées, de droits de douane nettement inférieurs aux taux habituellement appliqués. Pour les produits industriels, le taux tarifaire général moyen devrait atteindre 5 % d'ici 2005. Quant aux produits agroalimentaires, le taux moyen diminuera progressivement pour atteindre 16,4 % à la même date.
Bien que les investisseurs étrangers bénéficient en principe de garanties institutionnelles, leurs investissements se heurtent encore à certains obstacles pratiques. Les incertitudes liées à l'immobilier et aux droits de propriété engendrent une insécurité que le système juridique n'a pas encore réussi à résoudre de manière satisfaisante (longueur des procédures, difficultés d'exécution des décisions de justice, manque d'indépendance de la justice).
Coface Ibérica

