Selon des sources officielles mexicaines, en juillet prochain, lors de la célébration de l'assemblée du Marché commun du Sud, l'adhésion du Mexique à un accord de libre-échange avec le Mercosur sera annoncée, afin d'entrer en tant que membre à part entière de cet accord douanier.
Cette décision a été prise lors de la rencontre bilatérale entre le président mexicain Vicente Fox Quesada et son homologue brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, en marge du troisième sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, d'Amérique latine et des Caraïbes, qui s'est tenu en mai dernier à Guadalajara, dans l'État de Jalisco. José Luis Rodríguez Zapatero participait à cet événement lors de son premier voyage au Mexique en tant que chef d'État. Le président espagnol s'est engagé à renforcer le rôle de l'Espagne comme pont entre l'Amérique latine et l'Union européenne afin de favoriser le développement et les échanges commerciaux dans la région.
Le Mercosur est une union douanière qui réunit quatre membres au sein d'une zone de libre-échange, appliquant un tarif douanier unique aux marchandises importées de pays hors du bloc. Toutefois, ce tarif extérieur commun est incompatible avec les dispositions des différents accords de libre-échange signés par le Mexique, qui prévoient une réduction ou une suppression des droits de douane entre les partenaires. C'est pourquoi le gouvernement mexicain n'a pas sollicité d'adhésion pleine et entière au Mercosur.
Cette ouverture du pays au commerce offre la possibilité de consolider la croissance économique qu'il a connue ces dernières années.





