Des entreprises espagnoles ont demandé au gouvernement russe une plus grande transparence, une régulation efficace du système bancaire, des réformes fiscales et des progrès dans l'ouverture du marché russe au commerce extérieur, afin de garantir et de dynamiser les investissements espagnols en Russie. Les représentants de plus de 50 entreprises espagnoles ont fait part de cette demande au vice-président de la Fédération de Russie, Viktor Khristenko, lors de la réunion du Comité bilatéral hispano-russe des chambres de commerce.
Lors de cette réunion, le président des Chambres de commerce, José Manuel Fernández Norniella, a souligné l'« urgence » pour la Fédération de se conformer au plus vite aux règles de conduite de l'OMC et de l'OCDE afin de garantir des pratiques économiques raisonnables. À cet égard, M. Norniella a rappelé les deux principaux problèmes des relations commerciales entre les deux pays : l'important déficit commercial de l'Espagne avec la Russie et la persistance de certains obstacles à la mise en œuvre de la convention de double imposition. De son côté, M. Khristenko a indiqué que la priorité absolue du gouvernement pour 2004 était la réforme de l'ensemble du secteur financier.
Concernant la réforme législative également demandée par les entreprises espagnoles, il a déclaré que les changements qui seront introduits cette année sur le marché russe viseront à minimiser l'influence des responsables publics à tous les niveaux des affaires, garantissant ainsi une transparence maximale dans ces activités. Le vice-président de la Fédération de Russie a expliqué aux chefs d'entreprise espagnols que les risques pesant sur l'économie russe sont sa dépendance excessive au pétrole et au gaz, ainsi que l'évolution de la conjoncture économique internationale.

