Le Venezuela tente depuis dix ans de rendre la Banque opérationnelle.
Les présidents de l'Équateur et du Venezuela ont indiqué qu'ils continueraient à promouvoir le projet de Banque du Sud, mais que, compte tenu de la lenteur de son développement, ils adopteraient des mécanismes alternatifs pour une coopération financière plus immédiate et plus agile.
La décision d'opter pour des alternatives à la Banque du Sud a été annoncée par le président équatorien Rafael Correa et le président vénézuélien Hugo Chávez lors de la visite du premier au Venezuela.
« Les progrès en vue de la création de la Banque du Sud sont très lents, c’est pourquoi, en parallèle, nous allons commencer à travailler afin que, le 28 octobre, les ministres des Finances et de la Planification des deux pays puissent nous présenter des options pour la création d’un fonds d’investissement bilatéral ou d’une banque », a déclaré Chávez lors d’une conférence de presse à laquelle participaient les deux présidents.
Correa a indiqué que la réunion à laquelle Chávez faisait référence se tiendra en Équateur et pourrait constituer le point de départ de la création d'un mécanisme de coopération pour financer des projets d'investissement dans les deux pays.
Chávez a rappelé que le Venezuela essayait depuis dix ans de mettre en place la Banque du Sud et a déclaré qu'il continuerait d'attendre, mais pas passivement, car il chercherait d'autres solutions comme celle annoncée.
Correa approuvait la stratégie consistant à ne pas attendre la création de la Banque du Sud pour mettre en place des mécanismes de financement différents des mécanismes traditionnels.
Les présidents Correa et Chávez se sont rendus dans la ceinture pétrolière de l'Orénoque et ont signé des accords énergétiques dans le but de réaffirmer leur volonté de prendre des mesures concrètes, « sans délai » et unies, en vue de l'intégration qu'ils proposent.





