En 2005, les investissements espagnols en Chine se sont élevés entre 60 et 70 millions d'euros, tandis que les engagements d'investissement atteignaient environ 95 millions d'euros. Les investissements espagnols via les fusions-acquisitions devraient atteindre 40 millions d'euros en 2006, et le total des investissements espagnols devrait atteindre 100 millions d'euros d'ici la fin de l'année, selon un rapport d'Interchina Consulting.
De ces chiffres, les investissements via des fusions-acquisitions représentaient entre 30 et 35 % du total des investissements espagnols en Chine en 2005, et atteindront 40 % en 2006.
Plus précisément, parmi les projets entrepris en 2005, la grande majorité a donné lieu à des coentreprises. Autrement dit, une partie des actifs a été acquise plutôt que la totalité de l'entreprise chinoise. Les entreprises espagnoles les plus actives dans ce type d'investissement sont celles du Pays basque et de Catalogne.
Les secteurs qui présentent la plus forte demande pour ce type d'opération sont les composants automobiles, les produits chimiques, le traitement de l'eau, la fabrication et divers composants industriels.
D'après le rapport d'Interchina, la principale difficulté rencontrée par les entreprises espagnoles en Chine réside dans l'identification d'un partenaire local compétent, un processus bien plus complexe qu'en Europe. Par ailleurs, l'information disponible en Chine n'est pas toujours fiable, ce qui complique l'évaluation des entreprises locales. Un projet de fusion-acquisition qui pourrait prendre neuf mois en Europe nécessite en moyenne deux ans en Chine.
Cela augmente la valeur des investissements en fusions-acquisitions (10 % par rapport à l'année précédente), même si le nombre de projets de fusions-acquisitions reste presque inchangé, a noté Interchina dans un rapport.




