La banque néerlandaise ABN Amro va étudier la contre-offre de Banco Santander.

La bataille pour le contrôle d'ABN Amro se poursuit. La semaine dernière, Barclays et la banque néerlandaise ont annoncé un accord prévoyant le rachat d'ABN Amro par la banque britannique pour 67 milliards d'euros (36,25 euros par action) et la suppression de 12 800 emplois. Cet accord inclut également la vente de La Salle à Bank of America pour 21 milliards de dollars (15.642 milliards d'euros). On aurait pu croire que cet accord mettrait fin aux rumeurs et spéculations, mais Santander et ses partenaires n'ont pas tardé à réagir. Loin de baisser les bras, la banque espagnole, la Royal Bank of Scotland et Fortis ont présenté à ABN Amro une contre-offre de 72 milliards d'euros, soit 13 % de plus que celle de Barclays. Cependant, une condition essentielle est qu'ABN Amro ne cède pas La Salle à Bank of America. Le prix et les conditions de l'offre comprennent un dividende final de 0,60 euro par action pour 2006, dont environ 70 % en numéraire et les 30 % restants en actions RBS. La banque néerlandaise a annoncé qu'elle étudierait l'offre afin de déterminer laquelle des deux est la plus avantageuse pour ses actionnaires. Elle a également indiqué qu'elle fournirait au consortium tripartite les mêmes informations qu'à Barclays, dans le respect des accords de confidentialité signés avec la banque britannique. Les trois banques ont été invitées par ABN Amro à une réunion pour discuter plus en détail de cette contre-offre, sans qu'aucune date précise n'ait encore été fixée. La réunion, initialement prévue le lundi 23 avril, a été annulée suite à l'annonce de l'accord entre Barclays et ABN Amro.

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