Cette dynamique a été principalement tirée par le commerce des services, qui a connu une augmentation notable. 7%, contribuant à environ 500 un milliard de dollars à l’expansion totale du commerce.
Le commerce des biens a également connu une croissance positive, quoique plus modeste, avec une augmentation de 2%La CNUCED note que les deux secteurs, biens et services, ont poursuivi leur croissance au cours du troisième trimestre 2024, et cette dynamique devrait se poursuivre au cours du dernier trimestre de l’année.
Cette croissance reflète la reprise économique mondiale et une plus grande intégration des marchés internationaux. Les économies développées ont été les moteurs de ce rebond, soutenues par une demande stable et des conditions commerciales favorables., a déclaré le porte-parole de la CNUCED.
La prédominance des économies développées et le déclin des économies en développement
Le troisième trimestre 2024 a clairement montré une tendance à la domination commerciale des économies développées. Elles ont surpassé leurs homologues en développement dans des proportions significatives. Les importations en provenance des pays développés ont augmenté de 3%, tandis que ses exportations ont augmenté de 2% Durant cette période, le Japon s'est distingué notamment en enregistrant non seulement la plus forte croissance trimestrielle des exportations de biens (5%) mais aussi la plus forte augmentation des exportations liées aux services (13 %).
En revanche, les régions en développement ont été confrontées à des défis économiques plus importants ; une baisse de 1% dans ses importations et seulement une augmentation modeste 1% dans leurs exportations. Le commerce entre pays émergents, appelé commerce Sud-Sud, a également connu un déclin. 1% Au cours du trimestre, malgré leur position de leader mondial, la Chine et l'Inde ont enregistré une baisse de leurs importations et de leurs exportations dans le secteur des biens ; elles ont toutefois réussi à maintenir des hausses positives dans le secteur des services.
Des secteurs en croissance et d'autres en déclin
Le rapport met également en évidence les secteurs spécifiques qui ont mené cette expansion remarquable en 2024. Produits liés aux technologies des informations y communications (TIC) ainsi que le secteur textile ont été identifiés comme les principaux moteurs de la croissance économique globale ; une croissance trimestrielle impressionnante a été enregistrée 13 % pour les supports de communication et jusqu'à 14 % pour l'habillement. Cependant, d'autres secteurs traditionnels comme l'automobile, l'énergie et les métaux ont affiché des performances bien plus faibles ; certains ont même enregistré des baisses trimestrielles et annuelles.
« Le commerce lié aux TIC et à la mode a fait preuve d'une résilience remarquable face à l'adversité économique », a commenté un expert associé à la CNUCED.
Perspectives incertaines pour 2025
Malgré les performances positives observées en 2024, les perspectives du commerce mondial en 2025 sont marquées par une incertitude économique croissante. Les tensions commerciales persistantes, notamment entre les États-Unis et plusieurs partenaires commerciaux clés, pourraient engendrer des perturbations importantes sur les chaînes d'approvisionnement internationales et accroître la volatilité globale du marché mondialisé. La CNUCED met en garde contre les potentielles hausses de droits de douane prévues par les États-Unis, ainsi que contre les menaces sous-jacentes de représailles commerciales ; ces changements pourraient avoir de graves répercussions sur les pays affichant d'importants excédents commerciaux, comme la Chine, l'Union européenne, le Japon et le Vietnam.
« Les changements imminents dans la politique commerciale des États-Unis présentent des risques substantiels pour l’ensemble du système commercial international », a souligné le rapport récemment présenté.
Alors que les politiques commerciales et les dynamiques géopolitiques complexes continuent d'évoluer à travers le monde, les perspectives d'avenir du commerce mondial semblent incertaines. Cela souligne encore davantage l'importance cruciale d'une adaptation constante à des environnements changeants où des facteurs externes peuvent influencer considérablement les résultats économiques attendus.

