L'offre élaborée par le consortium dirigé par TPG, qui comprend également British Airways, Vista Capital, Inversiones Ibersuizas et Quercus Equity, pourrait ne pas répondre aux exigences de certains actionnaires institutionnels de la compagnie aérienne, qui, selon certaines sources, préconisent la formation d'une offre alternative.
Bien que le groupe travaille sur l'offre, l'évaluation préliminaire réalisée par TPG en février, à 3,6 euros par action d'Iberia, semble « très basse » aux autres actionnaires siégeant au conseil d'administration, qui sont disposés à vendre à des prix plus élevés.
L'opération lancée par BA et les fonds de capital-investissement prévoit le maintien de 10 % par les Britanniques et les 39 % restants de la tranche internationale entre les mains de TPG, ce qui porterait à 49 % la participation d'Iberia.
Quant aux trois fonds espagnols qui contrôleraient les 51 % restants et maintiendraient ainsi le caractère « espagnol » de l'entreprise, Vista Capital ambitionnerait d'en détenir entre 20 et 30 %, le reste étant réparti entre les deux autres.
Ce consortium avait prévu d'accéder immédiatement, dès ce lundi, aux informations financières, fiscales et comptables demandées par TPG fin mars, afin de lancer une offre formelle dans deux ou trois mois.
Toutefois, dans un communiqué publié à l'issue de la réunion du conseil d'administration, Iberia a indiqué avoir décidé d'étudier cette communication plus en détail lors d'une prochaine session. Des sources du secteur interprètent cette décision comme une manœuvre d'Iberia visant à faciliter la formation de nouveaux consortiums et ainsi stimuler une véritable surenchère pour l'entreprise.

