Madrid, le 11 mai 2004. La hausse mensuelle de l'IPC de 0,6 point de pourcentage s'explique par l'augmentation des prix du pétrole brut et le prix élevé de certains produits frais. L'IPC annuel s'établit ainsi à 3,4 %, son niveau le plus élevé depuis mars 2003.
Pour les chambres de commerce, il est essentiel d'empêcher que la hausse des prix du pétrole ne se répercute sur les autres biens et services. À cette fin, il est prioritaire de promouvoir une formation des prix transparente et concurrentielle sur tous les marchés. Cela contribuera à réduire l'écart de prix avec l'Europe et à prévenir les pertes de compétitivité. Toute mesure améliorant la compétitivité et l'accès au libre marché contribuera à la modération des prix.
Bien que le prix du pétrole brut affecte tous les pays importateurs, son impact dépend de la structure de production de chaque économie. Ainsi, en Espagne, cet impact est plus important que chez les autres partenaires européens. L'écart entre les prix à la consommation et la moyenne de la zone euro, mesuré par l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), approche désormais le point de pourcentage, ce qui entraîne une hausse des prix des exportations vers l'Europe, qui représentent 75 % du total des exportations espagnoles.
Impact direct sur les prix de l'énergie intérieure
Les prix du pétrole brut sur les marchés internationaux ont augmenté de plus de 13 % ce mois-ci, propulsant le Brent à son plus haut niveau depuis 14 ans. Cette hausse a eu un impact direct sur les prix de l'énergie, le coût des carburants et d'autres secteurs, comme les transports.
Les chambres de commerce anticipent que les prix du pétrole brut resteront supérieurs à 30 dollars, ce qui alimentera une forte inflation en Espagne. À moyen et long terme, les mesures visant à promouvoir les économies d'énergie et la diversification énergétique, notamment par le recours aux énergies renouvelables, contribueront à réduire la dépendance de notre économie à l'égard d'une matière première dont les prix sont très volatils.

