Le cabinet de conseil en gestion et marketing Tatum a confirmé cette croissance du secteur bancaire espagnol dans la deuxième édition de son rapport : « Aperçu du secteur financier en Espagne », qui analyse l'évolution des principales composantes du secteur financier.
Suite à l'ouverture de 732 agences l'an dernier, leur répartition est la suivante : 52,97 % appartiennent aux caisses d'épargne, 35,72 % aux banques commerciales et 11,32 % aux caisses d'épargne rurales. La croissance a ralenti au cours de l'année écoulée : les caisses d'épargne rurales ont progressé de 4,33 %, les caisses d'épargne de 2,68 % et, pour la première fois en cinq ans, les banques commerciales de 0,01 %.
Cette croissance du réseau bancaire porte l'indice de pénétration bancaire, c'est-à-dire le nombre d'agences pour mille habitants, à 0,922, en légère baisse par rapport à 2002. Cependant, cet indice est le plus élevé de tous les pays de l'Union européenne, même bien au-dessus de la moyenne européenne fixée à 0,47, ce qui démontre la grande portée du réseau bancaire espagnol par rapport aux pays voisins.
La répartition géographique de ces banques a peu évolué par rapport à l'année précédente, la plus forte concentration du réseau bancaire restant concentrée dans trois grandes provinces : Barcelone, Madrid et Valence, qui représentent à elles seules 31,18 % du réseau bancaire espagnol. Les caisses d'épargne rurales demeurent toutefois les plus dispersées. Entre 2000 et 2003, les banques ont réduit leur réseau dans toutes les provinces, tandis que les caisses d'épargne l'ont étendu de plus de 20 % dans des provinces comme Lugo, Ourense, les Asturies et Almería.
Concernant le volume d'activité financière espagnole, le rapport Tatum indique que les prêts et les dépôts ont continué de croître en 2003. Les prêts ont augmenté de 14,45 %, tandis que les dépôts ont connu une croissance plus lente, à 4,82 %.
L'évolution du volume des prêts reflète celle du nombre d'agences : les banques perdent des parts de marché au profit des caisses d'épargne et des caisses d'épargne rurales. Le volume des prêts gérés par les banques est pratiquement égal à celui des caisses d'épargne, tandis qu'en matière de dépôts gérés, l'écart se creuse encore davantage, en 2003, en faveur des caisses d'épargne.





