Avec son million d'habitants, Bruxelles est devenue la capitale politique de l'Europe. Elle abrite la Commission européenne et le siège de l'OTAN pour le continent, ainsi que d'autres organisations internationales. La ville est un centre névralgique de l'activité administrative en raison du grand nombre de fonctionnaires européens qui y résident. De ce fait, la demande d'espaces de bureaux y est très forte, même si elle varie selon qu'ils se situent en centre-ville ou en périphérie.
Selon une étude récente du cabinet de conseil immobilier ATIS REAL Auguste-Thouard, la demande d'espaces de bureaux à Bruxelles a largement dépassé les prévisions au premier semestre 2003, atteignant 280 000 mètres carrés réservés, contre 230 000 mètres carrés enregistrés au premier semestre 2002.
Derrière ces chiffres se cachent plusieurs accords signés par des administrations publiques : le Plan Galaxy, qui prévoyait une pré-location de 75 000 m² par l’État belge, et l’accord signé avec les institutions européennes, qui prévoyait l’occupation de 55 000 m² supplémentaires.
On peut donc affirmer que dans la capitale européenne, le secteur public a dominé le marché des bureaux ces derniers mois, notamment dans le centre-ville. Parallèlement, les efforts du secteur privé, concentrés en périphérie, sont restés plus discrets.
Au total, les volumes d'investissement ont atteint près de 380 millions d'euros au premier semestre. Une part importante de ces investissements a été réalisée par des acquéreurs allemands, tels que MEAG, CGS, SEB et Hansainvest, qui ont investi 140 millions d'euros. Les acquisitions de biens immobiliers en vue de leur rénovation et de leur développement ultérieur ont dépassé les 100 millions d'euros. De ce fait, les critères des investisseurs ont évolué afin de mieux refléter l'offre immobilière. L'analyse par zone révèle que 80 % du taux d'occupation se concentre dans trois arrondissements bruxellois : Centre-Ville, Espace Nord et Gare du Midi. À eux trois, ces quartiers représentent 98 000 mètres carrés de bureaux occupés, dont 75 000 correspondent au Plan Galaxy.
Quant aux prix de location, ils se situent en moyenne autour de 200 euros le mètre carré dans l'Espace Nord et le Quartier Midi, tandis que dans le Quartier Léopold/vieux, le niveau de location est plus élevé.
L'attrait des quartiers Nord et Midi pour les investisseurs réside principalement dans leurs réseaux de transport et le nombre nettement plus élevé de logements disponibles par rapport au reste de la capitale. Parallèlement, les taux d'occupation ont fortement chuté en périphérie de la capitale belge.





