Mesquida a ajouté que le dernier trimestre devait être marqué par un certain degré d'« incertitude ».
« Le comportement du secteur touristique espagnol dans les prochains mois dépendra de la croissance économique des principaux pays émetteurs », a déclaré au Sénat le secrétaire d'État au Tourisme, Joan Mesquida.
Mesquida a ajouté que le dernier trimestre devait être marqué par un certain degré d’« incertitude », car on ignore comment évolueront les facteurs affectant la situation économique actuelle.
Le secrétaire d'État a comparu aujourd'hui devant la commission sénatoriale de l'industrie, du tourisme et du commerce, où il a indiqué qu'il serait nécessaire, dans les mois à venir, de prêter attention à la croissance économique des principaux pays émetteurs de touristes vers l'Espagne.
Il a noté qu'au deuxième trimestre, les quatre principaux pays émetteurs de touristes – le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et l'Italie, qui représentent 65 % des arrivées – ont connu un ralentissement de leur économie et même, pour certains, une baisse de leur produit intérieur brut (PIB).
Ainsi, selon Mesquida, le Royaume-Uni et l'Italie ont enregistré une croissance nulle de leur PIB, tandis qu'en Allemagne, l'économie a reculé de 0,5 % et en France de 0,3 %.
À cette situation s'ajoute le prix du pétrole qui, bien qu'ayant baissé le mois dernier, suscite également des « doutes », ainsi que la réaction des taux d'intérêt et la confiance des consommateurs, selon Mesquida.
Le secrétaire d'État a toutefois souligné que le tourisme en Espagne se trouve dans une meilleure situation que d'autres secteurs, car dans ce secteur « il n'y a pas de bulle financière ni de bulle immobilière », et a réitéré ce qu'il avait déjà déclaré : « les dépenses liées aux voyages et aux loisirs sont déjà prises en compte dans l'économie nationale ».
Par ailleurs, Mesquida a ajouté : « Nous avons mis en place une feuille de route qui nous permet d’envisager l’avenir avec un certain degré de confiance, comme le Plan 2020 », qui a été approuvé par toutes les administrations et le secteur privé.
Pour ce projet, 324,09 millions d'euros ont été alloués cette année, un budget dont plus de 85 % est exécuté.
Concernant la future concurrence des pays émergents, Mesquida a souligné les chiffres touristiques reçus par d'autres nations du bassin méditerranéen, comme la Turquie, qui ne dépasse pas 22 millions par an, l'Égypte, qui dépasse à peine 12 millions, ou la Croatie, qui compte moins de visiteurs que les îles Baléares.
L'Espagne demeure la deuxième destination touristique mondiale, tant en termes d'arrivées que de recettes, a déclaré le secrétaire d'État.
Il a rappelé que l'année dernière, 59 millions de personnes étaient venues en Espagne, ce qui représentait un revenu de 50.000 milliards d'euros.
Mesquida a confirmé qu'au cours des huit premiers mois de l'année, 41,2 millions de touristes sont arrivés dans le pays, soit 0,2 % de moins qu'à la même période de l'année précédente.
Au cours de ces huit mois, on en a dénombré quatre de croissance : janvier, février, mars et mai, et quatre de baisse : avril, juin, juillet et août.
Mesquida estime toutefois que l'Espagne dispose d'un leadership consolidé, même s'il convient de rester attentif à l'évolution économique des marchés.
Le secrétaire d'État au Tourisme a annoncé qu'une campagne de promotion du tourisme espagnol sera menée dans 13 pays au cours de la seconde moitié du mois, avec un investissement de 3 millions d'euros.
