Le conseil d'administration d'Endesa a publié un rapport dans lequel il a jugé à l'unanimité l'offre finale de 38,75 € par action « financièrement saine pour ses actionnaires ». E.ON a également reçu l'approbation des autorités réglementaires, donnant ainsi le feu vert à son offre publique d'achat renforcée.
Par ailleurs, il a été convenu de convoquer l'Assemblée générale des actionnaires le 20 mars. Les participants seront récompensés par une prime de présence de 0,15 € versée par le conseil d'administration de la société d'électricité, ce qui représente un versement maximal de 158 millions d'euros.
Pour l'instant, aucun des membres du conseil d'administration de la compagnie d'électricité n'a indiqué s'il vendrait ses actions à la compagnie énergétique allemande, qui est prête à débourser 41.025 milliards d'euros pour l'acquisition de l'entreprise.
Les membres du conseil d'administration recommandent aux actionnaires de voter en faveur de la modification des statuts de la société afin de supprimer le plafond de 10 % pour l'exercice des droits de vote, un point sur lequel E.ON fonde son offre publique d'achat. Cet avis se base sur les rapports des différentes institutions financières ayant conseillé Endesa durant le processus de rachat : Citigroup, Deutsche Bank, JP Morgan, Lehman Brothers et Merrill Lynch.
Le succès de l'opération dépend également de l'acceptation de 50,01 % du capital social, ce qui rend la stratégie adoptée par les actionnaires d'Endesa cruciale à partir de maintenant, notamment pour Acciona, qui détient 21,03 % du capital, et Caja Madrid, qui possède 9,9 % de la société d'électricité. L'institution financière a fait part de son intention de voter en faveur des modifications statutaires. De son côté, Acciona a pris ses distances avec l'approbation de l'offre publique d'achat d'E.ON, mentionnée dans le rapport du conseil d'administration d'Endesa, et a indiqué, dans une communication adressée au régulateur des marchés américains, qu'elle ne vendrait pas sa participation à moins qu'une majorité d'actionnaires ne décide de céder ses actions au groupe allemand.
E.ON maintiendra la même politique d'investissement
Lors de sa visite en Espagne pour exposer les modalités de son offre finale de 38,75 € par action pour Endesa, le président d'E.ON, Wulf Bernotat, a assuré que son projet d'acquisition de l'entreprise espagnole n'entraînerait ni licenciements ni cessions d'actifs. Il a également indiqué que la société conserverait son identité espagnole et jouerait un rôle majeur pour le groupe allemand en Europe du Sud et en Amérique latine.
L'intégration des deux entreprises permettra de réaliser des économies de synergies de 600 millions d'euros à partir de 2010, même si, pour y parvenir, « il sera nécessaire de modifier la structure d'Endesa », mais sans recourir ni à des licenciements ni à des cessions d'actifs, a souligné Bernotat.

