L'économie indienne progresse à un rythme effréné grâce au processus de réforme entrepris depuis octobre 1999. L'Inde s'est engagée à mettre en œuvre des réformes économiques globales qui encouragent les investissements et les flux technologiques et qui promeuvent activement la participation du secteur privé.
Compte tenu des opportunités d'investissement étranger offertes par les pays qui rejoindront l'Union européenne en 2004 et de leur proximité géographique, pourquoi un homme d'affaires espagnol investirait-il en Inde ?
Tout entrepreneur qui investit à l'étranger ne le fera pas par altruisme, mais calculera où il pourra obtenir le plus grand bénéfice pour son entreprise.
À cet égard, l'Inde offre une alternative bien plus avantageuse que les autres marchés. C'est une démocratie qui constitue un vaste marché de plus d'un milliard de consommateurs.
La classe moyenne compte près de 300 millions de personnes, soit presque la population de l'Europe entière. Elle croît de 20 à 30 millions de personnes par an, parallèlement à une croissance du PIB de 6 %, une inflation inférieure à 3 % et une croissance démographique inférieure à 2 %. Il en résulte une augmentation du revenu par habitant et, par conséquent, du pouvoir d'achat de la classe moyenne. De plus, la législation indienne offre une protection absolue aux investissements étrangers.
– À quelles institutions, agences de promotion des investissements et entités un entrepreneur étranger peut-il s'adresser ?
Des institutions gouvernementales, commerciales et non gouvernementales soutiennent tous ces investissements. Elles réalisent des études de marché afin de conseiller les entreprises étrangères sur les secteurs dans lesquels investir. Le gouvernement alloue également des fonds dans son budget pour faciliter les investissements étrangers en Inde.
Toutes ces institutions créent une synergie qui engendre une croissance extraordinaire des investissements directs étrangers. Dans le cas de l'Inde, il ne s'agit pas des transferts de fonds effectués par les Indiens travaillant à l'étranger, mais bien des fonds qui transforment directement l'industrie.
Par ailleurs, l'ambassade favorise la compréhension mutuelle entre l'Espagne et l'Inde et participe à la quasi-totalité des salons professionnels espagnols. Cette présence se traduit par une croissance annuelle des échanges bilatéraux de près de 15 %. Alors que les échanges avec l'Inde et d'autres marchés européens ont diminué l'an dernier, ceux avec l'Espagne ont progressé.
– Le secteur bancaire du pays peut-il constituer une autre source de soutien aux investissements étrangers ?
Le secteur bancaire indien connaît une croissance importante. Presque toutes les grandes banques internationales sont présentes sur le marché indien.
Les banques indiennes bénéficient d'une liquidité abondante en devises étrangères, qui n'a jamais faibli. Chaque année, le gouvernement autorise environ 18 banques à ouvrir des succursales en Inde. Il est inévitable que de nombreuses banques privées aient déjà des partenaires dans le secteur bancaire étranger. Les fusions bancaires sont une pratique courante.
La nationalisation des banques en Inde a eu lieu en 1969. Certaines restent encore publiques, mais le contrôle de l'État diminue indéniablement. Il est donc logique que les banques étrangères prennent de plus en plus souvent des participations dans les banques non encore privatisées.





