Gauss Fusion, la société européenne créée dans le but de construire le première centrale électrique à fusion commerciale du continent, a présenté son Rapport de conception conceptuelle (CDR)Ce document de plus de mille pages détaille le plan et la conception conceptuelle du développement de son usine GIGA, définissant la feuille de route pour le fusion est passé d'un objectif scientifique à un réalité commerciale.
Le rapport est le fruit de trois années de travail avec le soutien de partenaires industriels de toute l'Europe, y compris la société espagnole J'Ido, l'un des partenaires fondateurs. Le CDR couvre tous les systèmes critiques nécessaires à la construction de la première centrale de fusion commerciale, de l'architecture et de la conception des systèmes au cadre de sûreté, en passant par la stratégie de qualification et les considérations relatives aux déchets radioactifs.
Investissement et échéances : la fusion mi-2040
Le CDR ne se concentre pas uniquement sur la conception technique, mais établit également un cadre d'investissement et un calendrier de construction. L'analyse détaillée estime investissement compris entre 15.000 et 18.000 millions d'euros construire le premier réacteur à fusion de ce type. L'objectif est que la centrale soit opérationnelle en milieu des années 2040.
Développé avec des partenaires de cinq pays, dont l'Espagne (avec IDOM comme l'un de ses partenaires fondateurs), le CDR reflète la vision de Gauss Fusion d'un « Eurofighter pour la fusion », une alliance paneuropéenne pour fournir de l'énergie de fusion à grande échelle.
L'Eurofighter pour Fusion Alliance
Le projet fait partie de la vision de Gauss Fusion de créer un « Eurofighter pour la fusion »une programme paneuropéen conçu pour assurer la souveraineté énergétique du continent. Cette alliance combine les connaissances techniques industrielles, les investissements nationaux et la capacité de la chaîne d’approvisionnement, en les structurant en phases qui permettent une gestion systématique des risques.
Cette collaboration rassemble des leaders en ingénierie et en recherche de plusieurs pays :
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Espagne:Avec la participation du partenaire fondateur J'Ido dans la conception technique avancée des éléments du cycle du combustible, recherchant également une collaboration stratégique avec IFMIF-FAIT.
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Italie: Travailler avec ENEA et le Consortium italien pour la supraconductivité appliquée (ICAS), entre autres.
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France: En collaboration avec Alsymex, Assystem et le CEA.
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Allemagne:Avec des partenaires prestigieux tels que Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) et l' Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP).
Gauss Fusion utilise le ingénierie concurrente, un modèle qui accélère la conception en réunissant des équipes interdisciplinaires travaillant en parallèle, une approche adoptée par l'industrie aérospatiale pour optimiser les coûts et les résultats dans les phases initiales.
Soutien et engagement de l'Allemagne
La présentation du CDR coïncide avec l’annonce récente de la Plan d'action pour la fusion de l'Allemagne, doté de 2.000 millions d'eurosCe plan est le fruit de l'accord de coalition conclu par le chancelier Friedrich Merz en mai 2025 et définit l'ambition de l'Allemagne de construire la première centrale à fusion au monde. Les travaux de Gauss Fusion seront communiqués au gouvernement fédéral dans les dix prochains jours, ce qui lui confère une position de leader en Europe.
Milena Roveda, PDG de Gauss Fusion, a souligné l'importance de cette étape importante : « Notre rapport de conception conceptuelle (CDR) est l'aboutissement de trois années de travail pour concrétiser la promesse de la fusion à GIGA, une conception de centrale électrique de niveau conceptuel, crédible et pratique. En outre, cela démontre que la Industrie européenne possède les capacités nécessaires pour passer de la vision à la réalité technique. » Il a ajouté : « La prochaine étape consiste à passer du concept à ingénierie de détail, transformant cette conception en un projet industriel visant à créer la première génération de centrales à fusion en Europe. »
Pour sa part, Frédérick Bordry, CTO de Gauss Fusion, a souligné les défis industriels : « Le rapport de conception conceptuelle (CDR) aborde les défis industriels les plus difficiles qui se dressent entre la science de la fusion et énergie de fusion commerciale. Du développement d'un cycle du combustible fermé à la maîtrise de l'utilisation d'aimants et de matériaux supraconducteurs avancés capables de résister à des charges thermiques et neutroniques extrêmes. » Il a déclaré que « la résolution de ces problèmes déterminera qui mènera la course mondiale à la fusion et si l'Europe garantit la véritable souveraineté énergétique pour les générations futures.
Enfin, Frank Laukien, actionnaire majoritaire et président non exécutif, a conclu : « Notre mission est simple, mais profonde : faire de la fusion une source pratique et évolutive de énergie propre et illimitéeLa réalisation de cet objectif contribuera non seulement à garantir la L'indépendance énergétique de l'Europe, mais créera également un monde meilleur et plus durable pour les générations futures. »
La prochaine phase de conception débutera après l’examen du CDR par un panel indépendant en janvier 2026.





