Selon le rapport sur la compétitivité récemment publié par le Forum économique mondial, l'Estonie se classe vingtième, exactement entre Israël et Hong Kong.
Pour de nombreux analystes locaux, ce résultat reflète moins l'état réel du climat des affaires que sa connotation sentimentale, un élément indéniablement positif pour attirer les investissements étrangers.
La Lettonie et la Lituanie se classent respectivement aux 44e et 36e rangs, tandis que les pays scandinaves dominent le classement, grâce à des budgets équilibrés, une faible corruption et un fort engagement du secteur privé en faveur de l'innovation technologique. Concernant l'Estonie, les points positifs mis en avant dans le rapport incluent la stabilité politique, une réglementation du travail adéquate, un faible taux d'inflation, une corruption minimale et un système de change fiable. En revanche, la bureaucratie, la pénurie de main-d'œuvre hautement qualifiée et l'insuffisance des infrastructures sont citées comme des facteurs négatifs affectant la compétitivité.
Un autre problème chronique de l'économie estonienne est son déficit commercial, qui s'est aggravé avec la chute du dollar l'an dernier. L'introduction rapide des technologies de l'information modernes au cours des treize brèves années d'indépendance économique du pays a sans aucun doute joué un rôle important dans cette situation.

