Etienne Davignon, le coordinateur désigné par la Commission européenne pour préparer un rapport sur l'axe ferroviaire à grande vitesse dans le sud-ouest de l'Europe, a fait valoir que les projets ne devraient pas se limiter au trafic de passagers mais devraient également prendre en compte le transport de marchandises.
Le rapport sur l'axe ferroviaire à grande vitesse du sud-ouest de l'Europe comprend la branche atlantique (Tours-Dax-Vitoria-Madrid) et la branche méditerranéenne (Nîmes-Perpignan-Figueres-Barcelone-Madrid), ainsi qu'une liaison entre l'Espagne et le Portugal (Madrid-Porto/Lisbonne).
Dans ce document, Davignon souligne qu'il existe une « volonté » de la part des trois États concernés de renforcer leurs liaisons ferroviaires, pénalisées par l'âge de certaines infrastructures et le manque d'interopérabilité entre les réseaux, malgré des « différences de priorités ».
« Il est important de veiller à ce que les projets retenus permettent également le développement du trafic de marchandises. Si cette question est abandonnée au profit de ce qui semble plus rentable à court terme, nous aurons manqué à une partie de la mission de l’UE », a déclaré Étienne Davignon.
Interrogé sur la possibilité de développer un corridor de fret à grande capacité à travers les Pyrénées centrales, le coordinateur s'est dit favorable à une analyse de cette possibilité si les nouvelles lignes à grande vitesse ne sont pas adaptées au trafic de marchandises.





