L'événement, qui a réuni des intervenants de haut niveau issus des secteurs des affaires, de la finance, des assurances et des communications, visait à fournir aux entreprises des outils pour la prise de décision stratégique dans un environnement volatil.
En tant qu'hôte de l'événement, Mme Elsa Salvadores Janssen, directrice adjointe de la Chambre de commerce, d'industrie et de services de Madrid, a expliqué l'objectif de la session : « Ce matin, nous souhaitions organiser une session sur les sources d'information pour l'internationalisation et le rôle crucial de l'information dans la prise de décision actuelle. Des décisions qui ne sont pas faciles dans le contexte géopolitique actuel, marqué par les risques et la fragilité économique, et pour lesquelles des informations clés sont indispensables afin que les entreprises puissent anticiper et planifier leurs stratégies de développement et de croissance à l'international. »
L'événement s'est déroulé un jour qualifié de « capital » et d'« historique » par plusieurs intervenants, en raison de l'annonce par l'administration Trump de nouveaux droits de douane mondiaux. M. José María Alarcón, responsable des affaires internationales de Banco Santander, a souligné comment les facteurs externes ont un impact direct sur les entreprises : « Nous avons parlé de géopolitique et de commerce international, de la façon dont tous les facteurs externes ou exogènes affectent de plus en plus la prise de décision des entreprises (...) et que ces décisions ont un impact sur les résultats financiers. »Alarcón a recommandé une analyse approfondie de l'environnement externe (politique, économique, socioculturel, etc.) et a mis en garde contre la volatilité financière : « La mondialisation financière doit être considérée comme un aspect essentiel (...) nous sommes exposés à la volatilité du marché des changes »Faisant référence aux tarifs douaniers, il a noté : « Cela aura des répercussions sur ces marchés. Et nous les analysons déjà ce matin (...) nous verrons comment l'Union européenne et les entreprises espagnoles (...) pourront défendre leurs intérêts. ».
Dans la même ligne, M. Ricardo Santamaría Burgos, directeur du risque pays et de la gestion de la dette chez Cesce, a décrit la journée comme une "tournant" pour le commerce international et, bien que surpris par les tarifs, a noté que « Le principal perdant dans tout cela sera assurément les États-Unis eux-mêmes. »Il a souligné l’importance d’une information fiable face à l’incertitude ambiante : « L’incertitude est devenue la seule certitude (...) Dans ce contexte, l’information est un élément crucial pour atténuer les risques (...) Actuellement, nous sommes également dans un processus où la désinformation se multiplie et, par conséquent, la qualité de l’information et l’information fournie par les organismes officiels sont particulièrement importantes. ».
Le rôle stratégique de la communication a également été au centre des préoccupations. M. Enrique Armendariz, docteur en sciences de la communication et directeur de la société Armendáriz PR, a déclaré : « Dans ce monde complexe, (...) il est important, peut-être plus que jamais, que les entreprises utilisent la communication avec une vision stratégique et comme un outil de gestion qui les aidera à positionner leurs produits et leurs marques sur les marchés internationaux. »
M. Alfredo Urdaci, un journaliste connu de tous pour sa longue carrière professionnelle, qui a également animé une table ronde ultérieure, a souligné la nécessité d'aller au-delà de l'actualité et de comprendre les particularités culturelles : « Les entreprises espagnoles (…) n’ont toujours pas compris que l’information de très haute qualité revêt une valeur stratégique lorsqu’elles s’implantent à l’étranger. Je ne parle pas seulement de la connaissance de l’actualité d’un pays, mais aussi de ses coutumes, de sa culture, de ses pratiques commerciales, de ses traditions (…). Bien comprendre le fonctionnement culturel et commercial de ces pays est essentiel et fait toute la différence entre le succès et l’échec. ». Il a donc recommandé « que les entreprises devraient avoir à proximité de leur comité de direction (...) des experts, des spécialistes en communication, information et géostratégie. »
Des médias spécialisés, M. Luis San Miguel, rédacteur en chef d'Empresa Outside, a décrit son environnement comme « les moyens économiques du commerce extérieur espagnol » et stressé « L’importance des médias comme atout pour la prise de décision dans les entreprises exportatrices »Il a reconnu l’importance historique de cette journée. « Aujourd'hui, 3 avril, est un jour historique car il est sans précédent en ce siècle. Il n'y a jamais eu de bouleversement dans le commerce international comme celui provoqué par les annonces des États-Unis concernant leur politique tarifaire (...) Cela a indéniablement démontré que l'actualité est cruciale pour les entreprises. ».
Enfin, Mme Lucía del Valle Montero, directrice de la communication du Forum des marques espagnoles renommées, a contribué à la vision de l'image du pays et de son interrelation avec les entreprises : « J'ai déjà évoqué la relation réciproque entre l'image d'un pays et celle de ses entreprises. En fin de compte, si le pays se porte bien, c'est tout le secteur des entreprises espagnoles qui en profite. Et inversement, si une entreprise affiche des performances exceptionnelles sur les marchés internationaux, cela la favorise et renforce son internationalisation. »
L'événement, qui a bénéficié de la collaboration de Cesce, Santander, Empresa Exterior et Agence de relations publiques Armendáriz, et la participation spéciale du Forum des Marques Espagnoles de Renom, ont conclu en réaffirmant l'idée que, dans un scénario mondial de plus en plus complexe et incertain, une information précise, une analyse géopolitique et une communication stratégique bien ciblée ne sont pas seulement des outils utiles, mais des éléments essentiels pour le succès et la durabilité de l'internationalisation des entreprises espagnoles.

