La Commission d'administration de FEPEXLe comité, réuni pour analyser le contexte réglementaire du second semestre, a exprimé sa profonde inquiétude quant aux nouvelles orientations de la L'Union européenne en matière financière, phytosanitaire et commerciale. L'association patronale met en garde contre les risques liés au futur règlement omnibus, la pression exercée par les coûts de main-d'œuvre nationaux et le désavantage concurrentiel par rapport à la production issue de Maroc et le bloc Mercosur.
Rejet de la fusion des piliers de la PAC et des exigences phytosanitaires
Dans l'analyse du cadre financier pluriannuel et du Politique agricole commune (PAC)Les responsables des régions productrices ont exprimé leur désaccord avec la tendance à la « renationalisation » des politiques agricoles. Le FEPEX rejette la proposition de fusionner les deux piliers actuels (aide directe et développement rural) en un seul. Fonds de partenariat national et régionalqui devraient partager des ressources avec des politiques relatives à la cohésion, à la pêche et même à la défense.
Concernant les réglementations futures Environnement et Bus AlimentaireLa Fédération, anticipant la réunion prévue pour la mi-juillet, considère le renforcement de la sécurité alimentaire comme une mesure positive, mais insiste sur un équilibre entre durabilité et viabilité économique. Afin d’éviter une perte de compétitivité, FEPEX propose des mesures concrètes :
- Que l'utilisation de produits phytosanitaires efficaces sans alternatives viables sur le marché.
- La création d'un espace européen unique afin que les autorisations soient simultanées dans tous les États membres.
- Des processus d'approbation simplifiés et symétriques pour toutes les technologies : innovations synthétiques, biologiques et numériques.
Impact critique des accords commerciaux : le Maroc et le Mercosur
L'un des points les plus critiques abordés concernait l'ouverture du marché de l'UE à des pays tiers qui ne respectent pas les mêmes normes du travail, sociales et environnementales que l'UE. La Commission dirigeante a dénoncé les exceptions accordées à Maroc commercialiser les produits du Sahara occidental et la conclusion imminente de l'accord avec Mercosur.
Les données présentées montrent le déclin du secteur espagnol, notamment dans la culture de la tomate, face à la forte hausse des importations en provenance de pays hors UE. Les principaux chiffres relatifs à l'impact commercial sont détaillés ci-dessous :
| Indicateur / Secteur | Données historiques / Importation | Données actuelles / Exporter | Variation / Équilibre |
|---|---|---|---|
| Production de tomates en Espagne (ces 10 dernières années) | - | - | -31% (Réduction) |
| Exportations de tomates d'Espagne vers l'UE (2014 contre 2024) | 786.599 toneladas | 591.098 toneladas | -25% |
| Importations de tomates de l'UE en provenance du Maroc (Années 10) | - | - | + 42% (Croissance) |
| Balance commerciale UE-Mercosur (Fruits/Légumes 2024) | 984 millions d'euros (importations de l'UE) | 255 millions d'euros (exportations de l'UE) | Déficit commercial de l'UE |
Coûts de main-d'œuvre et succès des salons professionnels
Au niveau national, l'inquiétude porte sur l'augmentation des coûts découlant de la réglementation du travail. La FEPEX met en garde contre l'impact des prochaines mesures. Salaire minimum interprofessionnel (SMI) pour 2026 et le projet de loi relatif à l'enregistrement des heures de travail. L'exigence d'un accès numérique en temps réel pour l'inspection du travail est jugée « irréalisable » dans de nombreux emplois agricoles.
En contrepartie positive, les résultats de Fruit attraction, un salon organisé par FEPEX et IFEMA, qui a battu des records historiques lors de sa dernière édition :
- Assistance: 121 137 professionnels (+3 %).
- Exposants: 2 485 entreprises (+13 %).
- Surface 78 212 mètres carrés nets (+11 %).
Points clés et questions fréquemment posées sur la Commission FEPEX
Que propose la FEPEX concernant les produits phytosanitaires dans l'UE ?
La Fédération demande que les produits efficaces ne soient pas interdits sans véritables alternatives et réclame une « zone européenne unique » afin que les autorisations soient simultanées dans tous les pays membres, évitant ainsi les désavantages entre les partenaires communautaires.
Quel a été l'impact de l'accord avec le Maroc sur les tomates espagnoles ?
La concurrence marocaine a entraîné une baisse de 31 % de la production de tomates en Espagne au cours de la dernière décennie et une diminution de 25 % des exportations vers l'UE, tandis que les importations de tomates en provenance du Maroc vers l'UE ont augmenté de 42 %.
Pourquoi le secteur des fruits et légumes s'inquiète-t-il de l'accord du Mercosur ?
En effet, elle offre peu de débouchés à l'exportation et subit une forte pression à l'importation. Actuellement, l'UE importe pour 984 millions d'euros de fruits et légumes du Mercosur, tandis qu'elle n'en exporte que pour 255 millions d'euros, ce qui crée un net déséquilibre commercial.





