Le consortium chargé de la gestion du tunnel disposera d'un budget initial de 1,2 million d'euros.
Le gouvernement aragonais et le Conseil général du département français des Hautes-Pyrénées se sont engagés vendredi à Tarbes (France) à former un consortium pour la gestion, la conservation et l'entretien du tunnel transfrontalier de Bielsa et de ses routes d'accès.
Ce consortium a pour objectif d'assurer le fonctionnement continu du tunnel et de tenter d'éviter les fermetures du passage pendant la saison hivernale.
L’accord portant création de l’organisation a été signé vendredi par le président du Conseil des Hautes-Pyrénées, François Fortassin, et le ministre aragonais des Travaux publics, Alfonso Vicente, au siège de l’administration régionale française, avec le concours du président de l’Aragon, Marcelino Iglesias.
La création du consortium de gestion du tunnel de Bielsa, dont la constitution définitive devrait intervenir en avril, trouve son origine dans les réunions de travail que les deux régions organisent depuis des années pour promouvoir les actions de coopération transfrontalière.
Le champ d'action de cet organisme inclura à la fois le tunnel Bielsa lui-même (
Ce consortium permettra l'élaboration d'une politique d'entretien et de conservation des routes en hiver qui permettra non seulement de maintenir le tunnel ouvert le plus longtemps possible, mais aussi de renforcer la sécurité routière dans cette zone des Pyrénées aragonaises.
Pour le président de l'Aragon, l'accord ne devrait pas se limiter à la seule gestion du point de passage transfrontalier de Bielsa, mais « devrait aller bien au-delà de l'exploitation de ce tunnel » et s'étendre à toutes les communications avec la France à travers les Pyrénées.
« La grande tâche politique de notre génération », a-t-il souligné, « est le développement du projet de l'un des éléments fondateurs de
À cet égard, le président aragonais a fait remarquer que les communications à travers les Pyrénées centrales « ne sont pas bien établies » et que leur développement progresse « trop lentement » en raison d'un manque d'initiatives de la part de
Concernant l'accord signé, Iglesias a déclaré que ses premières initiatives seront « perceptibles » l'hiver prochain, avec une gestion conjointe qui s'efforcera de maintenir le col ouvert le plus longtemps possible.
Il a également souligné que cet accord a permis aux deux territoires de bénéficier d'un programme européen Interreg pour demander une contribution de 19 millions d'euros destinée à améliorer les routes qui relient les vallées de Sobrarbe (Espagne) et de Piau (France) à travers le col de Bielsa.
Le président aragonais a ajouté que le consortium, doté d'un budget de fonctionnement de 1,2 million d'euros alimenté par les deux administrations et assorti d'une présidence tournante, revêt une « symbolique très importante » puisqu'il « marque le début d'un plan de collaboration » entre les deux territoires pour l'amélioration de leurs communications.

