D'après le rapport « Business in Spain » des Chambres de Commerce, la Zone Sud, la Zone Centre et les îles Canaries ont enregistré le plus grand nombre de créations d'entreprises en 2003. À l'inverse, la Zone Cantabrique et la Vallée de l'Èbre ont connu, durant cette même période, un taux de création d'entreprises inférieur à la moyenne espagnole.
Plus précisément, la région Sud (Andalousie et Estrémadure) a enregistré le taux de création d'entreprises le plus élevé en 2003, avec 14,1 % de nouvelles sociétés de plus qu'en 2002. Les îles Canaries (Ceuta et Melilla) ont enregistré 13,7 %, et la région Centre (Madrid, Castille-La Manche et Castille-et-León) 13,2 %. En Cantabrie (Galice, Asturies, Cantabrie et Pays basque) et dans la vallée de l'Èbre (Aragon, Navarre et La Rioja), le taux de création d'entreprises durant cette période était inférieur à la moyenne espagnole, qui se situe autour de 13 %.
Concernant les fermetures d'entreprises, la zone Sud affiche le pourcentage le plus élevé (10,3 %), suivie de près par les îles Canaries (10 %). La zone Cantabrique, quant à elle, présente le taux de faillite le plus faible (8,2 %), suivie par la zone Centre (8,3 %). La moyenne espagnole est de 9,3 %.
Le taux net de création d'entreprises (la différence entre les nouvelles entreprises et celles qui ferment) est positif sur l'ensemble du territoire espagnol, ce qui signifie que le nombre d'entreprises créées est supérieur à celui des fermetures. La Zone Centre affiche le taux le plus élevé (4,9 %), suivie de la Zone Sud (3,8 %) et des îles Canaries (3,7 %). La Vallée de l'Èbre présente le taux net de création d'entreprises le plus faible (1,9 %). En revanche, la Zone Cantabrique et l'Arc méditerranéen (Catalogne, Communauté valencienne, Murcie et îles Baléares) affichent des taux inférieurs à la moyenne espagnole, qui s'établit à 3,3 %.
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L'industrie, celle qui survit le mieux
En 2003, le secteur de la construction a été le plus dynamique en termes de création d'entreprises, malgré un taux de fermetures particulièrement élevé. Les services arrivent en deuxième position, avec un taux de création de 12,4 %. Le secteur industriel, bien qu'ayant enregistré moins de créations d'entreprises, a quant à lui affiché le plus faible pourcentage de fermetures.
Survie de l'entreprise
D'après les données des chambres de commerce, environ 80 % des entreprises survivent un an après leur création, et environ 70 % la deuxième année. Après quatre ans, un peu plus de 50 % subsistent. Le secteur qui affiche le taux de survie le plus élevé après quatre ans est l'industrie (60 %), suivie des services (52 %) et du bâtiment (50 %).
En fonction de leur taille, les entreprises comptant le plus d'employés rencontrent le moins de difficultés à se consolider ; environ 70 % des entreprises de plus de six employés sont toujours en activité quatre ans après leur création. Pour les entreprises de 1 à 5 employés, le taux de survie est de 60 %, et pour les entreprises sans employé, il est de 48 %.
En 2003, l'Espagne comptait 2 813 120 entreprises. Parmi celles-ci, 78,41 % relevaient du secteur des services, 12,79 % du BTP et 8,81 % de l'industrie. Par taille, 51,9 % étaient sans employé, 37,19 % employaient entre 1 et 5 personnes et 10,91 % employaient plus de 6 personnes.
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