L'investiture de Luiz Inácio Lula da Silva comme nouveau président du Brésil, le 1er janvier dernier, a inauguré un gouvernement qui semble susciter l'espoir tant auprès des citoyens brésiliens qu'à l'étranger. Les répercussions politiques et économiques de ce changement de pouvoir devraient se faire sentir principalement en Amérique latine.
« Lula », le candidat du Parti des travailleurs (PT) à la présidence pour la quatrième fois, a remporté une victoire écrasante contre son adversaire, José Serra, le candidat du président sortant Fernando Henrique Cardoso.
Le président élu a recueilli 53 millions de voix lors des dernières élections, soit 61,2 % du total, le plus fort soutien électoral de l'histoire du pays. Ces résultats témoignent d'un profond désir de changement au sein de la société brésilienne et d'un rejet catégorique des politiques dites néolibérales menées par Cardoso.
La victoire de « Lula » da Silva marque une série d'événements inhabituels au Brésil, puisqu'il est le premier candidat de gauche, le premier ouvrier et le premier homme politique sans diplôme universitaire à se présenter à la présidence.
Il convient de souligner le soutien de millions de sympathisants qui ont voté pour Lula da Silva à la présidence, ce qui a donné lieu à des célébrations post-électorales généralisées dans la plupart des villes du pays.

