Le document appelle à une action coordonnée entre les États membres pour renforcer la productivité, l'innovation et l'investissement, piliers fondamentaux de la «Boussole de la compétitivitéLes prévisions économiques de l'UE pour l'automne 2025 confirment la résilience de l'économie du bloc, avec une croissance modérée, un marché du travail solide et une inflation en ralentissement, mais mettent en garde contre des vulnérabilités stratégiques et des défis structurels tels que la faible productivité, les pressions démographiques et la nécessité de dépenses pour la défense et les transitions numérique et verte.
Renforcement du capital humain et de la gouvernance budgétaire
L'une des nouveautés les plus remarquables est la nouvelle Recommandations sur le capital humainDans sa lettre aux 27 États membres, la Commission souligne l’urgence de dynamiser la productivité, de développer les talents et de bâtir un marché du travail pérenne. Elle insiste sur la nécessité de donner la priorité à l’éducation et à la formation dans des secteurs stratégiques tels que la transition écologique, la défense, la santé et les biotechnologies, en mettant l’accent sur les disciplines STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques).
Dans le domaine budgétaire, la Commission a évalué le respect par les États membres du cadre budgétaire de l'UE, en axant son évaluation sur la croissance des dépenses nettes.
12 États membres de la zone euro Ils sont considérés comme étant en conformité avec leurs projets de budget pour 2026 (Chypre, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Portugal, Slovaquie).
3 miembros d'Estados (Croatie, Lituanie, Slovénie) sont menacées de défaut de paiement.
2 miembros d'Estados (Malte et les Pays-Bas) risquent de ne pas respecter les normes matérielles.
7 États non membres de la zone euro (Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Suède, Pologne, Roumanie) sont considérées comme conformes.
3 États non membres de la zone euro (La Bulgarie, la Hongrie et l'Espagne) risquent de faire défaut.
Procédures de déficit excessif et zone euro
La procédure relative aux déficits excessifs reste ouverte mais suspendue pour neuf États membres (Autriche, Belgique, France, Hongrie, Italie, Malte, Pologne, Roumanie et Slovaquie). La Commission réévaluera leur situation au printemps 2026.
La Commission envisagera toutefois de proposer l'ouverture d'une procédure relative aux déficits excessifs pour Finlande, suite à un rapport évaluant le non-respect du critère de déficit du Traité.
La Recommandation sur la politique économique de la zone euro pour 2026 Elle exhorte les membres à : préserver la viabilité budgétaire ; remédier aux goulets d’étranglement de l’industrie de la défense ; achever la mise en œuvre des plans de relance et de résilience ; renforcer les marchés du travail et promouvoir l’investissement dans l’innovation ; et achever le Union européenne de l'épargne et de l'investissement.
Détection des déséquilibres macroéconomiques
Le rapport sur le Mécanisme d'alerte (IMA) Elle a identifié sept États membres qui nécessiteront des examens approfondis en raison de déséquilibres : la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays-Bas, la Slovaquie, la Suède et la Roumanie (qui présentait des déséquilibres excessifs en 2025).
En conclusion, le paquet automne 2026 est un appel à l'action lancé à l'UE pour qu'elle relève ses défis structurels avec discipline budgétaire et en investissant massivement dans ses capacités futures, garantissant ainsi sa stabilité à long terme et sa compétitivité mondiale.

