La cinquième Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'est tenue du 10 au 14 septembre à Cancún, au Mexique, et a réuni les ministres des 146 pays membres.
Le sommet s'est achevé sans accord. Ni les négociations incessantes ni le troisième projet de déclaration, présenté par le président de la Conférence et ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Ernesto Dérbez, n'ont permis de combler le fossé entre les positions opposées des pays industrialisés et des pays en développement.
La rupture est survenue parce que plusieurs délégations de pays moins développés ont refusé d'accepter l'inclusion des « questions singapouriennes », qui concernent les investissements, la transparence dans les marchés publics, la facilitation du commerce et la concurrence ; tandis que les pays industrialisés ont également refusé de faire des compromis sur les questions agricoles.
Toutefois, le processus de négociations de Cancún a démontré qu'une réforme de l'OMC est nécessaire pour garantir une participation plus effective des pays en développement.
