Les investissements directs espagnols ont progressé de 18 % au troisième trimestre 2006.

D'après les dernières données publiées par la Banque d'Espagne, les investissements directs espagnols à l'étranger, secteur le plus représentatif des activités productives, notamment l'immobilier, ont progressé de 18 % au troisième trimestre 2006 par rapport à la même période en 2005, pour atteindre 372.864 milliards d'euros. Par ailleurs, le département dirigé par Joan Clos a annoncé à peu près au même moment que les investissements étrangers en Espagne avaient augmenté de 50 % au cours des neuf premiers mois de l'année, pour s'établir à 8.770 milliards d'euros.
Étant donné que les investissements directs espagnols ont augmenté et que les investissements directs étrangers en Espagne ont également augmenté de 4,7 %, le solde qui en a résulté a fait du pays un créancier, au troisième trimestre, à hauteur de 41 567 millions d'euros, alors qu'à la fin de 2005, il était un débiteur, à hauteur de 241 millions d'euros.
Toutefois, si l'on tient compte des autres investissements, le déficit net d'investissements internationaux – c'est-à-dire la différence entre les investissements étrangers en Espagne et les investissements des entités espagnoles à l'étranger – a continué de s'accroître. Selon la Banque d'Espagne, cela s'explique par le fait que les investissements étrangers en Espagne sont « plus importants » que les investissements à l'étranger. De fait, le déficit net a progressé de 21,8 % au troisième trimestre 2006, atteignant 562.450 milliards d'euros, soit plus de la moitié du produit intérieur brut (PIB) espagnol.
Le seul domaine où l'Espagne est créancière envers le reste du monde concerne les investissements directs, car sa position de débiteur se manifeste principalement au niveau des investissements de portefeuille, où ce solde a progressé de 66,9 % à la fin du troisième trimestre 2005 (454 071 millions d'euros, résultant d'investissements espagnols de 450 010 millions d'euros, nettement inférieurs aux 904 081 millions d'euros d'investissements étrangers). Le solde débiteur provient également d'autres investissements, tels que les prêts et les dépôts, bien que celui-ci ait diminué de 14,8 % par rapport à la fin de 2005, pour atteindre 197 724 millions d'euros.
Le solde créditeur de la Banque d'Espagne a augmenté de 16,1 % à la clôture du troisième trimestre 2006, pour atteindre 83 777 millions d'euros, grâce à des réserves de 14 972 millions d'euros, des actifs contre l'Eurosystème de 25 405 millions d'euros et d'autres actifs nets de 43 400 millions d'euros.
La dette de l'économie nationale, hors Banque d'Espagne, s'élevait à 610 227 millions d'euros, conséquence d'investissements espagnols de 1 130 milliards d'euros et d'investissements étrangers d'une valeur de 1 740 milliards d'euros.
Bons chiffres en matière d'investissement brut
Concernant les investissements espagnols bruts à l'étranger, ils ont progressé de 170 % jusqu'en septembre par rapport à la même période en 2005, selon le dernier rapport sur les flux d'investissements directs étrangers établi par le ministère de l'Industrie, du Tourisme et du Commerce. Ce ministère, dirigé par Joan Clos, a également annoncé une hausse de 50 % des investissements étrangers bruts, principalement du fait des quatre principaux investisseurs espagnols : le Royaume-Uni (25 % du total enregistré à la fin du troisième trimestre 2006), les États-Unis (14,7 %), les Pays-Bas (13,5 %) et l'Allemagne (6,9 %). Madrid et la Catalogne ont respectivement capté 36,6 % et 30 % du total des investissements étrangers, suivies du Pays basque (4,3 %) et de la Communauté valencienne (2 %).

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