Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les investissements directs étrangers mondiaux ont augmenté de 34,3 % en 2006, dans un contexte international où la hausse dans les pays développés a atteint 47,7 % et où les États-Unis ont repris leur place de premier pays bénéficiaire des flux d'investissement, après que le Royaume-Uni ait occupé cette position en 2005.
D'après les premières estimations, les flux d'investissement ont atteint près de 0,92 milliards d'euros, sans toutefois dépasser le record établi en 2000. Aux États-Unis, cette croissance s'est traduite par près de 679.000 milliards d'euros, illustrant parfaitement la forte expansion économique et la robustesse de certaines régions. En revanche, si l'Afrique a atteint un nouveau record d'environ 632.900 milliards d'euros, l'Amérique latine a reçu 4,5 % d'investissements directs en moins, la majeure partie des 840.000 milliards d'euros investis dans la région ayant été concentrée au Brésil et au Mexique. En réalité, les investissements dans les pays en développement n'ont progressé que de 10 %. En Asie, la Chine a reçu 3,3 % d'investissements étrangers en moins qu'en 2005 (environ 593.600 milliards), tandis que l'Inde a dépassé la Corée du Sud pour devenir le quatrième bénéficiaire en Asie du Sud-Est, avec un nouveau record de flux vers la région, à environ 158.300 milliards d'euros, soit une hausse de 13,1 % par rapport à l'année précédente.
L'ONU appelle toutefois à la prudence.
L'agence des Nations Unies a averti que les flux de capitaux futurs pourraient devenir plus prudents, compte tenu de l'aggravation des déséquilibres des comptes courants mondiaux, et qu'un changement de rythme sur les marchés d'investissement ne serait pas surprenant. La CNUCED a ajouté que les prix élevés et volatils du pétrole alimentent les pressions inflationnistes, de sorte qu'un resserrement des conditions financières ne peut être exclu.





