Les exportateurs espagnols perçoivent l'Union européenne, le Canada et les États-Unis comme les trois meilleurs environnements pour risquer leur argent, tandis que la Bolivie et le Venezuela sont considérés comme les pays présentant les pires conditions d'investissement, selon l'Indice mondial des investissements espagnols à l'étranger, préparé par le Club des exportateurs et des investisseurs et Iberglobal.
Cet indice est basé sur une enquête menée auprès d'entreprises espagnoles qui, dans cette deuxième édition correspondant à décembre 2005, représentent environ 40 % du stock cumulé d'investissements espagnols à l'étranger.
Plus précisément, les exportateurs espagnols évaluent la situation actuelle à 5,88, contre 5,73 lors de la précédente enquête, menée en juin de l'année dernière.
Ainsi, cette fois-ci, l'Union européenne (avec 8,23 points) devance le Canada (8,19 points) et devient la destination privilégiée des investissements espagnols à l'étranger. En Amérique latine, le Chili (7,26 points), le Mexique (6,34 points) et le Brésil suivent.
Les pays ayant obtenu les meilleurs scores (6,14 points) sont ceux qui se classent en deuxième position. Le deuxième groupe intermédiaire comprend l'Argentine (5,46 points), l'Amérique centrale (5,22 points), la Colombie (5,19 points) et le Pérou (5,17 points). Les scores les plus faibles sont attribués au Venezuela (4,79 points) et à la Bolivie (4,50 points).
Optimisme motivé par la délocalisation
Parmi les facteurs expliquant l'optimisme actuel concernant les investissements espagnols à l'étranger figurent les conditions favorables à la délocalisation, selon Juan José Zaballa, directeur d'Iberglobal. « On pourrait croire que cet optimisme ne concerne que les investissements d'expansion à l'étranger, alors qu'en réalité, ce climat d'optimisme est motivé par une certaine préférence pour la délocalisation », a souligné M. Zaballa.
Parmi les marchés émergents présentant les meilleures conditions pour ces pratiques, la Chine et l'Inde se distinguent malgré leurs « deux modèles très différents pour attirer les investissements directs étrangers », puisque tandis que le modèle indien met l'accent sur les variables juridiques et la solidité des institutions, le modèle chinois repose davantage sur sa stabilité politique et sa puissance économique.
Toutefois, au classement final, la Chine et l'Inde occupent respectivement les huitième et neuvième places, avec des scores de 5,92 et 5,87. Selon cet indice, le principal obstacle à une activité significative des entreprises espagnoles sur ces deux marchés réside précisément dans la présence limitée de l'Espagne dans ces deux pays.
Les atouts majeurs de la Chine et de l'Inde pour les investisseurs espagnols sont, par ordre d'importance : le coût du travail, le coût des facteurs de production, la perception du développement, la stabilité politique, la stabilité macroéconomique et les taux de change.


