Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a participé à l'audition de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen pour parler de la politique monétaire et le nouveau cadre de gouvernance économique du Union européenne (UE), dans un contexte de défis mondiaux et économiques importants.
Dans un récent discours, Christine Lagarde présente la position de la BCE et le nouveau cadre de gouvernance économique lors de l'audition de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen
Lagarde a commencé son discours en soulignant le défis géopolitiques et structurels L’Europe est confrontée à ceci : « Nous sommes témoins d’un paysage géopolitique en évolution rapide, en plus d’être confrontés à d’importants défis structurels pour notre modèle économique. La réponse de l'Europe doit être rapide, en se concentrant sur l'encouragement des investissements, la stimulation de l'innovation et l'augmentation de la productivité. « Cela nécessitera une action politique audacieuse, et ce Parlement jouera un rôle important à cet égard. »
Concernant l'évaluation de l'économie de la zone euro, le président du BCE a expliqué que, même si la croissance a été modérée au premier semestre 2024, une reprise économique est attendue à long terme. Lagarde a toutefois mis en garde contre les risques qui pourraient affecter la région : « Les perspectives économiques à moyen terme sont incertaines et dominées par des risques baissiers. Les risques géopolitiques sont élevés, avec des menaces croissantes pour le le commerce international. »
Sur inflation, Lagarde a mentionné que le taux d'inflation global a augmenté à 2,3 % en novembre et que, bien que l'inflation sous-jacente soit restée à 2,7 %, les pressions inflationnistes devraient diminuer. "L'inflation dans les services reste le principal contributeur, tirée par la récente croissance élevée des salaires", a-t-il ajouté.
Quant à la politique monétaireLagarde a souligné que la BCE a réduit ses taux d'intérêt de 25 points de base en octobre et qu'ils seront à nouveau révisés la semaine prochaine, en adoptant une approche fondée sur les données. « Nous ne sommes pas pré-engagés sur une trajectoire spécifique », a-t-il expliqué.
Un autre point clé de son discours était le nouveau cadre de gouvernance économique de l'UE, qui cherche à équilibrer la viabilité budgétaire à moyen terme avec la promotion de l'économie. investissements stratégiques. Lagarde a souligné les avantages qu’il peut apporter : « S’il est mis en œuvre efficacement, le nouveau cadre de gouvernance économique peut aider à relever les défis liés aux niveaux élevés d’endettement, à équilibrer la consolidation budgétaire avec des incitations aux investissements et aux réformes structurelles, et à atténuer les fluctuations économiques. »
Il a par ailleurs souligné l'importance d'un investissement commun au niveau européen : « L'Europe est plus grande que la somme de ses parties. « Des investissements communs bien définis au sein de l’UE augmenteraient la croissance potentielle et contribueraient à la stabilité macroéconomique. »
Lagarde a conclu son discours en soulignant que les efforts de réforme aux niveaux européen et national sont essentiels pour améliorer la compétitivité et le dynamisme économique de la région.

