L'entreprise de construction brésilienne est accusée de rupture de contrat dans ce pays andin.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a réagi à l'expulsion de la société Odebrecht d'Équateur et a ordonné un gel indéfini des projets d'infrastructure que le Brésil discute avec le gouvernement de Rafael Correa.
Cette décision constitue « la réponse la plus ferme » prise par le Brésil depuis le début des problèmes de l'entreprise de construction dans ce pays andin, suite à une rupture de contrat présumée, selon des sources officielles.
La suspension des projets routiers entre le Brésil et l'Équateur a été annoncée dans un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, publié après que le gouvernement Correa a confirmé mercredi qu'Odebrecht ne serait pas autorisé à rester dans le pays.
Selon le communiqué, Lula a ordonné à l'ambassadeur du Brésil à Quito, Antonino Marques Porto e Santos, de « contacter le ministère équatorien des Affaires étrangères » pour l'informer de la décision.
Le communiqué officiel indique que « compte tenu du déroulement de projets impliquant des entreprises brésiliennes dans ce pays », le Brésil a reporté « sine die le voyage en Équateur d'une mission dirigée par le ministre des Transports, prévu pour le 15 ».
La mission était censée « discuter des questions liées au soutien brésilien aux projets d'infrastructures routières » dans ce pays, lesquels, dans les faits, sont désormais gelés.





