EXTRATEGIE
• Dans quels titres/secteurs/pays l'exposition a-t-elle été réduite et dans quels titres a-t-elle été augmentée ? Pourquoi ?
En République tchèque, où le fonds est sous-pondéré, le marché a reculé au cours du trimestre. Ce repli s'explique notamment par la hausse anticipée des taux d'intérêt par la Banque centrale et les réductions tarifaires décidées par le producteur national d'électricité.
Parallèlement, en Pologne, les baisses du taux interbancaire décidées par la Banque centrale ont contribué à apaiser les craintes de récession mondiale ; toutefois, le marché polonais souffre d’un retard économique, de taux d’intérêt réels toujours très élevés et d’une incertitude politique quant aux résultats des élections générales.
En Hongrie, où le fonds a légèrement augmenté sa pondération, les événements survenus aux États-Unis ont eu un impact significatif sur le marché. Cependant, les valeurs défensives telles que Gedeon Richter (Santé, Surpondérer) et OTP (Finance, Surpondérer) ont affiché de bonnes performances ce trimestre.
Parallèlement, Moody's a relevé la notation de la Russie de stable à positive (à « surpondérer »). Les inquiétudes concernant la conjoncture défavorable en Argentine et en Turquie se sont atténuées au cours du trimestre. Cependant, les prix du pétrole restent volatils suite aux attaques américaines. En conséquence, le fonds a réduit ses participations dans les pays producteurs de pétrole les moins compétitifs en termes de coûts et s'est davantage concentré sur des secteurs nationaux tels que la téléphonie mobile.
Le dernier trimestre a été particulièrement agité en Turquie. La monnaie continue de se déprécier et la production industrielle s'est effondrée. L'absence de progrès concernant les réformes bancaires convenues a retardé le versement des prêts du FMI, et les tensions politiques accrues, exacerbées par les difficultés économiques, ont fortement affaibli la position dominante de la Turquie.
PERFORMANCE
• Quels titres/secteurs/pays ont surperformé l'indice de référence et lesquels ont sous-performé ? Pourquoi ?
La performance relative du fonds a été particulièrement solide en septembre (5.5 % au-dessus de son indice de référence), générant un rendement total de 2.6 % pour le trimestre. Cette performance s'explique principalement par la surpondération des fonds en Russie et la sous-pondération significative en Turquie. La sélection de titres en Pologne (surpondération des valeurs bancaires) a également contribué positivement à cette performance.
POINTS DE VUE
• Quels sont les principaux facteurs qui influenceront le marché dans les semaines/mois à venir ? Comment vous positionnez-vous pour tirer profit de ce qui devrait se produire ?
Nous estimons que la Russie demeure un choix judicieux au sein de notre univers d'investissement, grâce à l'amélioration de sa balance des transactions courantes. Cependant, face à l'incertitude croissante qui plane sur les prix du pétrole, nous avons réduit notre exposition au pétrole russe. En revanche, nous conservons des perspectives positives sur des actions telles que Gazprom (le monopole national du gaz) et UES (les entreprises de services publics), ainsi que sur les titres de sociétés bénéficiant d'une forte demande intérieure, comme les opérateurs de téléphonie mobile.
En Hongrie, nous restons sur la défensive et investirons donc dans des secteurs orientés vers la consommation intérieure dont la croissance est sous-évaluée, tels que les banques, les raffineries et les télécommunications intégrées.
En Pologne, nous restons concentrés sur le secteur bancaire, car il figure parmi ceux qui ont le plus profité des premières baisses de taux d'intérêt intervenues après les élections législatives. Malgré des résultats quelque peu décevants (le Parti socialiste n'ayant pas obtenu la majorité absolue), nous pensons que le futur gouvernement bénéficiera d'un soutien extérieur pour son programme de réformes fiscales et de privatisations.
Enfin, en Turquie, le fonds a réduit sa position de sous-pondération agressive en raison des cours boursiers extrêmement bas et de la possibilité de plus en plus concrète d'une aide financière supplémentaire du FMI et de la Banque mondiale, compte tenu de l'importance géopolitique croissante de la Turquie suite aux événements tragiques survenus aux États-Unis. Cependant, la Turquie fait toujours face à un déficit de financement de près de 10 milliards de dollars américains, qu'elle ne pourra combler que par une aide extérieure.




