Quatre associations européennes ont signé un accord s'engageant à œuvrer ensemble à la libéralisation complète du marché du fret ferroviaire, permettant l'entrée de nouveaux opérateurs et garantissant un accès libre à l'ensemble de l'infrastructure ferroviaire du continent. Cet accord est un protocole d'entente (MoU).
Il s'agit d'un objectif commun à l'ERFA (Association européenne du fret ferroviaire), à l'ERFCP (Plateforme européenne des clients du fret ferroviaire), au F&L (Forum européen des leaders du fret et de la logistique) et à l'UIP (Union internationale des wagons privés). Ces quatre organisations s'accordent à dire que, pour être efficace, un système de transport de marchandises doit offrir des services ferroviaires de la plus haute qualité et productivité. Pour ce faire, elles considèrent l'intermodalité – la combinaison des transports ferroviaire, routier et maritime – comme la solution idéale.
Les signataires du protocole d'accord sont convaincus que le cadre actuel du transport ferroviaire européen n'en exploite pas pleinement le potentiel et estiment qu'un système plus efficace peut être mis en place, permettant d'exploiter pleinement ce potentiel et contribuant à préserver la compétitivité de l'industrie européenne et l'environnement. Cette conclusion fait suite à l'évaluation de la mise en œuvre du premier paquet ferroviaire et du livre blanc de la Commission européenne.
Quatre associés possédant des connaissances du secteur
Les signataires du protocole d'accord représentent des transporteurs, des prestataires de services de transport et de logistique, ainsi que des clients de divers secteurs industriels qui réclament une part de marché plus importante pour le fret ferroviaire. En résumé, ils maîtrisent les enjeux et entendent agir conjointement et rapidement pour contribuer à la mise en œuvre de la législation pertinente dans tous les États membres. Les associations uniront leurs forces et établiront des contacts étroits avec toutes les institutions européennes compétentes et les gouvernements des États membres afin de collaborer à l'amélioration de certains aspects. Il s'agit notamment de tout ce qui touche au droit de la concurrence ; à la législation européenne et à la conformité des États membres ; à la séparation des infrastructures et des opérations, des conditions et de la tarification. De plus, elles s'efforceront de garantir le bon fonctionnement de la couverture d'assurance transfrontalière européenne, l'interopérabilité, la sécurité et la réduction du bruit. Elles superviseront le travail des organismes de réglementation et chercheront à améliorer les questions relatives au matériel roulant, à la sécurité du transport ferroviaire de marchandises, aux wagons non chargés, à la normalisation des contrats (tels que le contrat-cadre d'utilisation), à la suppression des subventions et des statistiques d'État, afin qu'elles soient utiles et disponibles là où elles sont nécessaires.
Malgré tout ce qui précède, dont la première étape consistera en une visite aux institutions européennes pour expliquer les raisons du mémorandum, chaque association conservera son indépendance et sera totalement libre sur toutes les questions relatives à son organisation.
Le même objectif selon quatre perspectives
F&L est une association européenne à but non lucratif qui vise à contribuer au développement d'un système de transport multimodal intégrant de manière compétitive différents modes de transport et permettant une répartition modale plus conforme aux principes du développement durable. Depuis sa création en 1994, elle soutient l'évolution des services logistiques afin de parvenir à un système de transport compétitif et de renforcer la position de l'industrie européenne dans le monde. Son président est Emilio Fernández, également président de Transfesa.
L’UIP regroupe actuellement 15 associations nationales représentant 800 entreprises dans 14 pays européens. Elle a été créée en 1950 à l’initiative de diverses associations privées d’autorails. L’ERFCP représente les principaux utilisateurs du fret ferroviaire et vise à améliorer ce mode de transport afin de le rendre plus efficace et plus sûr. Enfin, l’ERFA, créée en 2002, représente les intérêts des nouveaux opérateurs.

