Un pays en plein essor – Iván Vinuesa, Gerling NCM

Il y a quelques années encore, la Roumanie faisait partie de l'ex-Union soviétique et était gouvernée selon un modèle communiste strict. Aujourd'hui, nous pouvons parler d'une économie de marché moderne qui connaît une croissance soutenue depuis 2000. La Roumanie est désormais un pays en plein essor.

Son économie se modernise rapidement. Le PIB croît de plus de 5 % par an depuis 2001. Un niveau de développement similaire devrait se maintenir en 2003. Par ailleurs, la lutte contre l'inflation, menée par la Banque nationale de Roumanie, porte ses fruits. Le taux d'inflation annuel, estimé à 45,7 % en 2000, est tombé à 30,6 % en 2001 et a connu une baisse drastique en 2002, pour atteindre 18,5 %. La situation de l'emploi est tout aussi positive.

Le processus de réforme est encore loin d'atteindre le niveau exigé par l'UE et le FMI. Parmi les anciennes économies d'Europe de l'Est, la Roumanie est celle qui a le moins progressé dans ce domaine.


La privatisation des entreprises publiques n'est pas menée avec détermination. En 2000, le secteur privé ne représentait que 60 % du PIB. De plus, à ce jour, aucune des grandes entreprises publiques déficitaires n'a été restructurée ni fermée. Même la plus grande banque du pays (BCR) n'a pas encore été privatisée.

Ce ralentissement du processus de modernisation a des conséquences sur l'économie roumaine. Le manque de maîtrise des dépenses publiques et la forte hausse des salaires dans le secteur public ont empêché la Roumanie d'atteindre l'objectif du FMI fixé pour 2002, à savoir ramener le déficit à 3 %. C'est pourquoi, et compte tenu des progrès limités accomplis en matière de réformes, le FMI a gelé les fonds alloués au pays en août 2002. La Roumanie a également peu progressé en termes de convergence réelle avec l'UE. Son PIB par habitant ne représentait que 25 % de la moyenne européenne en 2001, ce qui compromet ses ambitions d'intégrer le groupe des quinze en 2007.

Prises ensemble, ces circonstances rendent difficile l'attraction des investissements de capitaux étrangers, qui sont actuellement très rares.

Malgré cela, la Roumanie réalise des progrès significatifs et les perspectives sont positives. Un cadre juridique propice à une économie de marché existe déjà, mais une plus grande détermination de la part des décideurs politiques est nécessaire pour mener à bien le processus. Les autorités roumaines doivent tout mettre en œuvre pour susciter un véritable enthousiasme pour les réformes auprès de leurs citoyens, afin de surmonter la résistance de certains groupes d'intérêts particuliers et de lutter contre la corruption.

La situation est complexe compte tenu du gouvernement minoritaire actuel. De plus, le président Iliescu a rejeté la possibilité d'élections anticipées, qui auront donc lieu en 2004. La tenue d'élections pourrait retarder davantage le processus de réforme et compromettre l'adhésion de la Roumanie à l'UE en 2007, même si elle pourrait aussi lever nombre des incertitudes que nous avons soulevées.

La Roumanie est actuellement un pays qui recèle de nombreuses possibilités, mais qui reste en même temps une grande inconnue pour les investisseurs et les exportateurs étrangers.

68 % des échanges économiques de la Roumanie se font avec les pays de l'UE, l'Italie, l'Allemagne et la France étant ses principaux partenaires commerciaux. Les exportations espagnoles sont modestes, s'élevant actuellement à seulement 250 millions d'euros. Cela représente 1,4 % du volume total des exportations vers la Roumanie. À titre de comparaison, les ventes italiennes à la Roumanie dépassent 3.500 milliards d'euros et les ventes allemandes avoisinent les 3.000 milliards d'euros.

Pour 2003 et 2004, le PIB devrait poursuivre sa croissance régulière et l'inflation devrait maintenir sa tendance à la baisse. La seule incertitude réside dans les perspectives à moyen terme du processus de réforme en général, et des privatisations en particulier. Depuis avril 2003, le FMI a renouvelé son soutien à la Roumanie en raison des progrès macroéconomiques réalisés au cours du dernier trimestre 2002 et du premier trimestre 2003. Ainsi, sur les 400 millions de dollars alloués, 76 millions sont déjà disponibles.

La Roumanie offre donc de nombreuses opportunités aux investisseurs et exportateurs espagnols. Il leur suffit d'un partenaire capable de les accompagner dans la gestion professionnelle de leurs risques commerciaux. Il est essentiel de garder à l'esprit la complexité de ce marché, où la prudence est de mise. Ceci s'explique notamment par le grand nombre d'entreprises publiques affichant des pertes importantes, et par le fait que les comptes annuels des entreprises privées ne permettent pas toujours de tirer des conclusions définitives quant à leur solvabilité. Une certaine expérience du marché est donc indispensable.

Forts de notre longue expérience chez Gerling NCM, nous avons suivi de près l'évolution de cette économie en pleine croissance. De plus, l'efficacité de nos spécialistes du recouvrement de créances nous permet d'obtenir d'excellents résultats pour nos clients. Par conséquent, Gerling NCM propose actuellement une couverture export à ses assurés sans imposer les restrictions habituelles quant à l'utilisation des lettres de crédit sous leurs différentes formes.


Coexia®

L'IA dans le commerce extérieur

Bonjour ! Je suis Coexia. Comment puis-je vous aider aujourd'hui avec votre stratégie d'internationalisation ?
Coexie IA