Lors de la visite officielle que le président du Honduras, José Manuel Zelaya, a effectuée dans notre pays la semaine dernière, il a reçu de son homologue espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, l'engagement verbal que l'Espagne œuvrerait à la conclusion d'une association avantageuse et d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Amérique centrale.
Les discussions avec l'UE, entamées mercredi dernier avec la présentation par la Commission européenne de son projet de mandat pour négocier des accords d'association et de libre-échange avec la Communauté andine et l'Amérique centrale, ont été au cœur de la rencontre entre Zapatero et Zelaya au palais de la Moncloa. Le Premier ministre espagnol a assuré le président hondurien de son soutien à un « bon accord » avec l'UE, tandis que l'Espagne intensifierait sa coopération avec le Honduras, pays prioritaire du Plan directeur de coopération 2005-2008.
José Manuel Zelaya a souligné l'importance de l'aide espagnole qui, selon les données du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, a atteint 138 millions de dollars en 2005 dans le cadre du Programme de conversion de la dette. Ce montant se décomposait en annulations de dette totales de 83 millions de dollars et en affectations de 55 millions de dollars à des projets de développement. Par ailleurs, 28 millions de dollars ont été annulés au titre de l'accord du Club de Paris.
Le Honduras est considéré comme un pays à faible revenu et se classe 115e sur 175 pays analysés par le Programme des Nations Unies pour le développement, mais il connaît actuellement une période favorable et son économie croît à un taux de 5 %.

